Affichage des articles dont le libellé est concert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est concert. Afficher tous les articles

mercredi 22 septembre 2010

Bianfaisance 3.8 à la Java le 06/05/2010



La veille à midi, la sirène d'alerte retentissait, comme chaque premier mercredi du mois, au cas où j'avais oublié que le lendemain était soirée Bienfaisance des disques Bien à La Java. Je crois que je vais envoyer une bafouille aux autorités pour leur faire savoir que je suis désormais musicalement réglé et qu'ils peuvent arrêter d'actionner leur sirène, où alors de la remplacer par un des hymnes des disques Bien, ce qui sera beaucoup plus explicite pour le public francilien et d'ailleurs.

Début Mai, je me retrouve donc de nouveau rue Faubourg du temple pour retrouver artistes, amis, fans de Prince, parfois les trois dans un même corps. J'aime Bien ce genre de Bienfaisance où je suis candide face au programme proposé, hormis Vic Moan, le Bargain Basement, Silvain Vanot, Brad Scott. Je descends le mythique escalier du club et ouvre mon coeur, mes oreilles et mon esprit pour recevoir au mieux la partie artistique du troc Bienfaisant : un kiff musical aussi live qu'original contre le versement d'une somme de 7 euros.

A 21h30 pétantes, une bonne soixante dizaine de personnes se pressent au devant de la petite scène alors que Silvain Vanot et ses musiciens s'emparent de la scène, prenant de vitesse le traditionnel moustachu Monsieur Loyal de la soirée. Je suis idéalement placé devant le micro de Silvain V mais je n'ai pas pris mes précautions, j'aurais du prévoir de quoi m'agripper car j'ai été soufflé quasiment d'entrée par la voix de Maître Vanot, la qualité musicale du groupe et la variété d'un répertoire pas seulement folk dont une partie a été visitée, "à la demande", auprès d'un public pour une bonne part connaisseur voire fan. M'immergeant avec plaisir dans le set, je suis assez décontenancé à la fin, délicieusement surpris, ravi, me demandant ce qu'il en sera de la deuxième partie à laquelle l'artiste se joindra à ses deux camarades du Bargain basement.

J'aime bien cette chanson et l'esprit du clip qui me ramènent à cette soirée


Je retrouve mes potes, rejoint quelques instants le fumatorium au rez-de chaussée, redescends pour prendre une bière auprès de cher Noël, laisse mon regard faire le tour de la salle et souris : la Java est comme je l'aime, pleine de gens prenant du bon temps, artistes et public mélangé comme une bonne soirée entre amis.

Il est alors temps de rejoindre le dancefloor et de déguster le set de Bargain Basement, ce trio composé de Silvain Vanot, Brad Scott et Vic Moan (représentant des disques Bien).

Voici une version, en extérieur, de l'expression de leur art


Et bien, imaginez-vous bien au chaud avec quelques amis, avec le trio installé sur la petite scène de La Java, éclairés par de douces lumières et les sourires d'un public conquis. Les trois voix se mélangent harmonieusement, les instruments installent des mélodies joyeuses et les "jokes" entre chansons finissent de faire de ce set un vrai moment de bonheur, de complicité et de virtuosité, l'impression de vivre en vrai une version "paname" du célèbre Rat Pack de Frank Sinatra Dean Martin et leurs potes de l'époque. C'est beau, c'est drôle, c'est entraînant, parfait.
Depuis le début de la soirée, une personne du public attirait mon attention : très classe, quasi sosie de Michael Jackson avec chapeau et pantalon un peu court, il allait et venait autour du public, tapant élégamment du pied sur quelques rythmes. La fin du set me permis de comprendre la raison de sa présence : une lumineuse reprise de "Bille Jean", ré-arrangée et chantée par Brad Scott, qu'il vait certainement déjà apprécié dans cette émission télévisée



Le Bargain Basement nous a offert une des plus belles soirées "Bienfaisance" de cette saison. Le sourire aux lèvres, je retrouve mes amis tout aussi ravis et surpris par l'excellence de la soirée. En fond sonore passent The Who, hélas, Vikash Dhorasoo a déjà quitté la salle alors qu'est diffusé "Substitute".

Avide de connaître l'affiche de la Bienfaisance de Juin, je me rend vers le stand merchandising des disques Bien où l'on me laisse entendre que, hélas, cette soirée ne se déroulerait que dans mes rêves. Je n'ai pas voulu y croire et pourtant, début juin, il a bien fallu me résoudre à me dire qu'il me faudra attendre tout un trimestre et le début septembre pour reprendre le fil de ces soirées bienfaisantes...

samedi 27 février 2010

Bienfaisance 3.6 à La Java le 04/03/2010 : David Fenech - Toog - Amicale Transméditerranéenne de Play Front



L'usage avec les disques Bien veut qu'il faut toujours s'attendre à l'inattendu. C'est exactement ce qui m'est arrivé en cette soirée de début Mars à l'occasion de la mensuelle soirée « Bienfaisance » organisée à la Java.

Accueilli à l'entrée par les sourires des DB, il me fallu rapidement me résoudre au fait que le nombreux public tant espéré n'était pas vraiment au rendez-vous. Hormis quelques aficionados des DB, de Prince, et de Vinicius de Mougelinho (ils cumulent souvent ces trois caractéristiques), la mythique salle, qui était encore pleine la veille pour le show de Mjo featuring Flop avec un amical coup de pouce au débutant Mathieu Boogaerts, sonnait Bien creux.

J'ai néanmoins réussi à rater le début du premier set, plongé que j'étais dans une discussion et les yeux de Christine, notre hôte bienfaisante. Quittant le bar de La Java, je pénètre sur le dance floor et contemple la scène où oeuvre derrière son clavier un éphèbe vêtu d'un tunique rouge à paillettes, un éphèbe que j'ai pris de prime abord pour Ricky Hollywood. En prenant place sur le parquet Bienfaisant de la Java, je me rend rapidement compte qu'il s'agit en fait de TOOG qui nous embarque pour un voyage dans les mots, les sons, les adaptations de standards variétoches (pile poil ceux que je détestais déjà vivement à l'époque). Hélas, je n'aurais peut être pas du arriver en retard à l'embarquement car j'ai eu l'impression de rester au pied de l'avion et ne suis jamais rentré dans l'univers musical et littéraire proposé.

Cette soirée expérimentale proposait ensuite de découvrir l'avancée des recherches de l'ATPF, Amicale Transméditerranéenne de Play Front, après quelques mois de travail au mythique et mystérieux centre de recherche de Guéret du CRNS (Centre de recherches non subventionné des disques Bien). Peu avant leur prestation, les délicats membres de l'ATPF mandèrent une fée pour nous transmettre l'alléchant programme de leur conférence musicale. Merci très sincèrement à eux pour cette douce et délicate attention.
Vêtus de blouses blanches portant le sigle du CRNS : les trois membres de l'ATPF (deux androïdes de formes masculines répliques parfaites de Flop et du Kid de Clouange, et un androïde de genre délicieusement fémimin qui semble avoir toutes « Mes propriétés » de « Mjo ») prirent possession de la scène, ajustant leurs précieux instruments avant d'entamer leur très originale conférence. Voici le programme transmis par la fée et qui permet de comprendre au mieux les intentions et les cheminements musicaux empruntés ce soir là par l'ATPF :



"L'Amicale Transméditerranéenne de Play Front
programme de NPB
la Java – 4 mars

« Marc Chagal a raté sa carrière : il aurait du faire des pochettes d'albums de rock »
David Thomas
« Le pied ne tient plus sur ses jambes, le contrepied ne tient pas la route et pour bien faire il faudrait prendre le contre-pied du contre-pied. »
François Tarot

Le Centre de Recherche Non Subventionnée (CRNS) des disques Bien est le fleuron de la recherche fondamentale sonore indépendante de toute forme de pouvoir aliéné.
Sis à Guéret depuis 2005, il en représente désormais 58% de la population et 73% de la superficie.

L'Amicale Transméditerranéenne de Play Front (ATFP) est l'une des équipes du CRNS les plus avancées dans ses recherches (avec celle de Mr Ma et Mr Go).
Elle travaille depuis la création du centre sur le play front, nouvelle pratique musicale consistant en un renversement dialectique du Play Back : un orchestre accompagne en direct un interprète enregistré.

Le Nouveau Play Back (NPB) est une avancée par rapport au play front, puisqu'elle consiste en son renversement dialectique : des interprètes chantent ou parlent sur un accompagnement enregistré.

Nassim Guimaraes est un derboukiste tunisien décédé en 2007, membre fondateur de l'ATFP. Sa contribution fut décisive dans la tournure prise par l'aventure playfrontiste. L'orchestre conserve son nom en hommage à lui et ce concert lui est dédié.

Le Soundburger, tentative de transposition du walkman de Sony au format vinyle fut un échec commercial mais une réussite technologique fournissant l'outil parfait pour le NPB.
L'exemplaire ici présent nous est aimablement prêté par David Fenech.

L'ATPB est composée ce soir de
Vincent Rom Mougel (professeur agrégé en Musique)
Francisco Javier Lopez Soldado (professeur désagrégé en nano-musicologie)

PROGRAMME

Erik Satie – 3ème gymnopédie orchestrée par Claude Debussy
Vous m'avez l'air d'un public

La pratique déjà désolante du talk-over est ici dépassée en une pratique encore plus basse : le talk-under.

Ryan Paris – la dolce vita

Jamais une cover par anticipation ne fut plus respectueuse de son original.
Ryan Paris à Rome reprit d'avance la création de Vincent Rom à Paris et laissa à cet effet une face B vierge de ses embarrassantes vocalises.

Duke Ellington - fleurette africaine

Duke Ellington, Max Roach et Charles Mingus offrent un environnement sonore idoine à cette évocation de l'immigration africaine dans la voirie parisienne des années 70.

John Fahey – march for Martin Luther King
march for the dolce vita

Le guitariste grognon hésitait à faire figurer cet instrumental sur son album the yellow princess. Il le jugeait trop proche de Pink Floyd, groupe qu'il méprisait sans doute à raison. Heureusement, il eut besoin de cette plage pour meubler un 33 tours déjà trop court.

Monique Ribordy
ATFP

Il est de notre devoir de vous rappeler notre mission et c'est notre mission que de vous rappeler notre devoir."





Alors que la 1ère conférence, il y a quelques mois déjà, m'avait plongé dans une sorte de confusion, celle-ci, pourtant plus claire, m'a plongé dans un état bizarre, dubitatif, notamment à cause du recours au concept de nouveau Play back. Il me semble que si le CRNS est à l'avant garde de l'avant garde de toute la scène musicale mondiale, Harmonie et ses affreux sbires MrGo&MrMa en sont, pour l'instant, la meilleure vitrine avec un spectacle parfaitement abouti quoiqu'en constante évolution. Malgré quelques fulgurances, dont l'incroyable performance vocale du clone de Vincent Mougel sur « Dolce vita » de Brian Paris (un titre que, pourtant, je déteste), il me semble que si les laborantins de l'ATPF ont de brillantes idées, elles ne sont pas encore tout à fait abouties et que quelques heures de recherches complémentaires eussent permis à leur conférence d'atteindre les sommets espérés.

L'expérimentation se poursuivit par la prestation de David FENECH, signe d'ouverture du CRNS vers son rival du GRM où il expérimente parfois, qui s'installa sur scène avec sa guitare électrique pour une tentative de recherche de nouveaux sons, tentative plus ou moins fructueuse. A vrai dire, je n'étais déjà plus très concentré sur l'aspect artistique de la soirée et m'étais plongé dans sa partie conviviale avec deux potes qui eux aussi, avaient été préalablement « largué ». La prestation de David FENECH nous invita plutot à nous replonger dans nos souvenirs et l'un des highlights des soirées Bienfaisance : la performance hallucinante de Warren Ellis avant le set de Jim Yamouridis. Enfin bref, David F, sous quelques applaudissements laissa sa place à TOOG qui reprit le voyage musical entamé en début de soirée, ce avec quelques passagers en moins...

Je l'écrivais en préambule, avec les disques Bien, il faut toujours s'attendre à l'inattendu. Cela s'est donc vérifié vers la fin du set de TOOG.
Alors que ce dernier nous proposait une version toute personnelle de la « Lettre à Elise », deux lascars clones de Lilian Thuram firent irruption dans la salle, et même sur scène (!), pour y installer des oriflammes à l'honneur de « Atmosphère ». Après quelques renseignements, il ne s'agissait pas de clones produits par le CRNS mais bel et Bien de deux personnes de l'organisation de la soirée « Atmosphère » qui allait débuter à minuit, une fois que les artistes Bienfaisants aient rangé leurs jouets musicaux. Il nous fut proposé de rester dans la salle et d'assister gratuitement à cette soirée. C'est avec plaisir que j'acceptais l'invitation, avide de goûter cette nouvelle expérience, annoncée ainsi sur la toile :


À l’occasion des Rencontres Internationales de Danse Debout, retrouvez les soirées « ATMOSPHERE » …

Soirée Officielle de cet événement rassemblant des danseurs venus des 4 coins de la planète.

ATMOSPHERE est un état d’esprit et une approche particulière de la musique et de la danse.

Un échange entre clubbers et danseurs qui gravite autour de la house music et ses différentes sphères : Deep, Afro Soul, Dub...

TIJO AIMÉ (résident) vous fera voyager à travers les formes les plus abstraites du groove.

Ce dernier est connu pour avoir exploré l’évolution de ce que l’on appelle la Culture Club.

Il se singularise dans la Deep house à sonorité Afro tout en croisant les styles de Detroit, Berlin et Londres.

Il est reconnu dans le milieu du clubbing pour cette identité particulière qui fidélise la plupart des danseurs.

On a pu le voir jouer au Subsoil en Suède, au LUNERS au Japon, au DJOON à Paris, aux soirées PATTERNS de Bugz in the attic à Londres ainsi que dans de nombreux évènements internationaux (Juste debout, Who is who, HDC..)

LIVE PERFOMANCE

Comme à l’accoutumée, nous aurons le plaisir d’inviter sur scène, danseurs et musiciens de renommées et de tous horizons à interpréter une musique choisie par le Dj résident.

Ne changeant pas de trajectoire, ce mois-ci, nous invitons une étoile tout droit venue de New York : SHANNON « WICH WAY » (Dance Fusion) qui nous présentera "Blue meanies" de JUJU ET JORDASH.

SHANNON, pionnier de la House dance à travers le monde, il a pu danser auprès de nombreux groupes tels que :

The House Dance Project, (Tokyo, Japan & New York, USA) O Trip house (Paris France), The house dance Masters (New York, USA), Dance Fusion (New York, USA)…

X²-CHANGE

Vous avez pu assister lors des soirées précédentes aux sessions X²-CHANGE.

Un concept inspiré des bases de la culture club dont l’intérêt est de mettre en valeur l’échange entre 2 personnes et non la performance individuelle.

Le but est de s’oublier tout en évoluant sur la musique. La complicité des danseurs, l’originalité des directions proposées seront appréciées par le public.

X² CHANGE innove puisqu’il est désormais possible de s’inscrire en couple. Toutefois les participants voulant pousser l’échange vers l’inconnu pourront être tirés au sort.

Pour s’inscrire une liste ouverte sera disponible à l’entrée jusqu’à 1H30.

Le décollage se fera à la JAVA le Jeudi 4 mars 2010 de 00h à 5h
105 FBG du temple
75011 Paris – Métro Belleville (L11)



Ainsi, donc, peu après minuit une horde de djeunes venus des quatre coins du monde s'est rué vers le dance floor de La Java, faisant de nous les authentiques « Deschiens » de la soirée. Habillés styly et dévorés par le démon de la danse, ils eurent tôt fait de mettre le feu à la salle ou son de différentes variantes de"Deep house" et d'"Abstract groove".
La qualité de ses danseurs fut complètement déconcertante, l'ensemble étant très beau à voir. De temps en temps, un danseur ou deux se mettaient à faire des special tricks, aussitôt entourés d'une nuée d'autres danseurs alors que certains préféraient immortalisés l'instant avec des mini cameras ou autres appareil de photos numériques derniers cris. Au bout de deux minutes, la démo s'arrêtait et tout le monde (sauf les Deschiens) reprenait ses pas de danse parfaitement maîtrisés. Au bar, le toujours souriant Noël n'avait pas beaucoup de travail, un diabolo (menthe ou fraise) à servir par quart d'heure...

Au bout d'une heure, complètement fasciné mais bien conscient qu'il fallait me lever tôt le matin, je du me résoudre à quitter la Java et fut confronté, au dehors, à l'imposante et très compacte masse de danseurs qui attendaient fébrilement de pouvoir assister et vivre, eux aussi la soirée « Atmosphère ».

Epatant !

J'en suis reparti avec un CD « Atmosphère », le CD « Mes propriétés » de Mjo et l'authentique T shirt de la soirée. Fan de Prince oblige, j'ai choisi celui qui était aux couleurs « Purple & gold »...

vendredi 15 janvier 2010

Bienfaisance 3.5 à la Java le 04/02/2010 : SuperBravo - Mr Go & Mr Ma





Avant goût des Jeux Olympiques d'hiver, le grand froid qui sévissait sur la capitale avait fortement freiné mes sorties nocturnes, mais il était inenvisageable qu'il m'empêche de me rendre à la Java, rue du Faubourg du Temple, pour cette soirée Bienfaisance 3.5 organisée par le mythique label « Les Disques Bien ».
Après plusieurs et vaines tentatives (« Putain Jo, je te connais depuis vingt ans et je SAIS que ces soirées sont faites pour toi »), un de mes meilleurs amis, Jo donc, s'était enfin décidé à venir tester la « Bienfaisance ixpirience ». Il en est reparti délicieusement conquis par l'originalité et la qualité des prestations offertes, ainsi que par l'épatante et chaleureuse convivialité inhérente à ces soirées. Une convivialité qui débuta dès le pas de la porte d'entrée de La Java avec l'amical accueil de Flop et des charmantes hôtesses Bien. La porte franchie, les affres du quotidien hivernal s'oublient au fur et à mesure que l'on descend l'élégant escalier double qui mène vers la salle, cet euphorisant a encore fait son bienfaisant effet ce soir là.
Au bar, les discussions allaient bon train autour des innombrables rumeurs et questions qui accompagnent chaque venue de la chanteuse synthétique Harmonie dans la capitale. Est-elle venue en jet privé, dans un bus spécial depuis la Creuse ou anonymement dans un train lambda ? Accompagnée par Mr Go et Mr Ma certes, est-elle venue avec son ou sa fiancé(e) ? Est-elle installée dans un palace parisien ou bien calfeutrée dans un appartement du Pré Saint Gervais ? Où se déroule l'hypothétique aftershow ? Quid de la setlist et d'éventuelles nouveautés ? Mr Go a-t-il grossi ? Le set sera-t-il immortalisé par quelques cameras miniatures du CRNS (Centre de Recherche Non Subventionné des Disques Bien) ou, bien pire, par les rivaux du GRM (Groupe de Recherche Musical) de Radio France ?
Avant de me joindre à la conversation, je jette un coup d'oeil à la scène pour y voir l'imposant et antique magnétophone Revox Studer qui est déjà en place, front stage, bande magnétique chargée. Je me rapproche en loucedé et constate qu'Harmonie arbore une robe magnétique neuve du plus bel effet.
Seul, face à elle, dans un presque silence, je la regarde, elle me regarde. Je suis, malgré moi, en train de succomber à son charme magnétique.
Quelques instants plus tard, à 21h29, le moustachu monsieur Loyal de la soirée nous invite à prendre nos places (certes assises mais à même le plancher du dancefloor) et à nous délecter du fruit des recherches du CRNS, un fruit qui ne s'offre que trop rarement dans l'année : une représentation de Mr Go et Mr Ma.
21h32 : Mr Ma (rasé d'assez près de telle manière qu'il semblait avoir rajeuni d'au moins dix ans) fit son entrée sur scène suivi du sombre et énigmatique Mr Go. Il déclencha le Revox Studer et les trois artistes mirent une touche finale à leur préparation : Mr Ma finit d'accorder sa belle guitare blanche, Mr Go fit de même avec son ukelele, tandis qu'Harmonie se lança dans une inouïe séance de vocalises allant du très très grave au très très aigu, de Mariah Carey s'électrocutant à Ivan Rebroff grelottant de froid.
Ceci fait, la magnétique belle nous salua, nous remercia pour notre présence puis, charmeuse, nous enjôla par un « Vous êtes tous très beaux »... malheureusement conclu par un « et plus particulièrement Vincent Mougel » qui engendra un petit bruit, celui d'un gros bris sous la partie gauche de ma cage thoracique. Je tournai prestement la tête et constatai sur le visage de quelques voisins que mon coeur n'avait pas été le seul à s'être brisé. Quant au Kid de Clouange, effrontément « dragué » devant tout le monde, il remua légèrement la tête, avec un sourire un peu gêné, « à la » Prince.
Bref...
Heureusement, je n'ai pas eu vraiment le temps de m'appesantir sur cette déception, car je fus instantanément happé par un show hors du commun durant lequel Mr Go et Mr Ma et leur création se sont mis à nus, révélant tout du mystérieux centre de recherche du CRNS situé à Guéret (et tellement Bien camouflé qu'il reste introuvable via google earth). A travers un répertoire composé de quelques tubes d'Harmonie (les motherfuckers présents furent une nouvelle fois comblés par le « Enculeurs de maman », le très original et brillant solo aussi robotisé qu'hendrixien de ukulele) et de nouveaux titres dont certaines très aventureux nous amenèrent jusque dans la savane, nous avons su tout ce que nous espérions savoir de l'harmonieuse et palpitante vie quotidienne au sein du centre de Guéret. Il fut, par exemple, particulièrement plaisant de savoir, lors de la présentation très détaillée du ukelele de Mr Go, que le CRNS partage avec Prince l'amour du bois des forêts du Minnesota. A l'attention de ceux qui auront le bonheur d'assister à ce show, et pour préserver les effets des différentes surprises du show et le secret confidences faites par Harmonie, je n'évoquerais ici que les trois duos. Tout d'abord le stellaire duo vocal « amoureux » entre Harmonie et Mr Ma : très très sensuel, il m'a donné une gênante et perverse impression de voyeurisme. Ensuite, le duo entre Mr Go et Mr Ma, tout au long du spectacle, terriblement concentrés sur leur art et leur passion pour leur magnétique création. Enfin, le duo chorégraphié entre Harmonie et Mr Go : si le ludique Dharmonie Code fit notre ravissement l'année dernière, ce en version collective, il fut étincelant cette année avec Harmonie aux directives et Mr Go, seul, à la chorégraphie. Difficile de décrire cette incroyable performance dansée, si ce n'est qu'elle m'a fait regretter qu'elle ne fut pas présentée plus tôt, hélas, à notre cher patineur olympique Brian Joubert pour en faire son « programme court ». Nul doute que la modernité de cette expérience musicale alliée à cette gestuelle, aux petits pas en rythme et à l'élégance de la position « astral » eussent tôt fait de séduire les juges chargés de noter les épreuves olympiques de patinage artistique (oui, Flop, je sais, tout patinage est artistique ou aucun patinage ne l'est). C'est aussi Mr Go qui, dans une presque pénombre, fut chargé de clore le show en mettant fin au déroulement de la robe magnétique d'Harmonie..
Une nouvelle fois, le CRNS fit un triomphe, acclamé par un public pour le moins fasciné par cette expérience très originale, que j'ai trouvé encore meilleure que les précédentes (cela aussi est assez admirable), avec une mention spéciale pour le très élégant et inédit light show.
A mes côtés, Jo afficha un visage béat d'admiration. Bienvenue chez toi Jo !

Entracte avec mini réunion scopi-schkopi à laquelle vint se joindre le Kid de Clouange, aimanté par la vue orangée d'un CD de Variety Lab. C'est toujours un grand plaisir de vous voir girls&boys !

SuperBravo aka Armelle du brillant groupe « Holden » prit possession de la scène avec sa guitare pour le deuxième set de la soirée. Non sans humour, elle préféra nous prévenir qu'elle allait chanter en anglais et confessa qu'il était bien difficile de passer après une telle performance. Surtout, si la plongée psychologique et les titanesques et technologiques travaux, tant musical que de mise en scène, proposées par le CRNS pouvaient remémorer une version aussi puissante que minimaliste de « The wall » des Pink Floyd, la chanteuse eut le goût exquis de nous proposer une sublime cover de Syd Barrett : l'excellent « Wined and dined ». Malgré quelques soucis techniques qui troublèrent plus l'artiste que le très attentif public, SuperBravo et sa voix magnifique enveloppèrent chaudement La Java avec un répertoire pop délicat et précieux. C'était envoûtant, doux et beau. Un magnifique moment, auquel participa un brillant guitariste look rockabilly qui empoigna la fameuse guitare blanche de Mr Ma, et qui fut conclu... en français sur un titre d'Holden. Assurément, ce projet solo est une grande réussite et, pour moi, une très belle découverte. Une de plus lors des soirées « Bienfaisance » des disques Bien à la Java...

PS : Si la section archéologie du CRNS lit ces lignes, je lui suggère d'étudier attentivement au carbone 14 la fameuse guitare blanche de Mr Ma. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble l'avoir déjà vue dans les mains d'une bonne vingtaine de musiciens, et pas des moindres, faisant de cet instrument un monument déjà historique de ce début de 21ème siècle.

mercredi 9 décembre 2009

Bienfaisance 3.4 à La Java le 07/01/2010 : Dana Boulé - Kidsaredead




Cette Bienfaisance 3.4, je l'attendais tout particulièrement, fébrilement. La présence d'un set (si rare) de Vincent Mougel aka KidsAreDead, souvent annoncé, régulièrement reporté, avait suscité une immense attente auprès de la fan base du Clouange sound.
C'est par un froid polaire que je retrouvais la chaleureuse équipe de la Java et la flopée de personnes Bien que je croise mensuellement lors des soirées Bienfaisance. Un peu plus d'une soixante dizaine de personnes avait bravé les intempéries et s'attardait au bar avant de rejoindre le devant de la mythique scène de la Java. Parmi elles se trouvaient une très imposante délégation des disques Bien, de fans de Prince (pas loin d'une dizaine) et de fans Mougelien (équipés d'une multitude d'appareil photos et de caméras) auxquels venaient s'ajouter les très sonores conversations en anglais de fans américains de la New Yorkaise Dana Boulé, l'autre étoile annoncée de la soirée. Au fil de mes rencontres et des discussions, je croise et salue un Vincent Mougel toujours aussi souriant. Je ressens alors un sentiment amusant : à quelques minutes du show, j'ai beaucoup plus le trac que lui.
21h34 : le constat est saisissant, comme les années précédentes, les médias du monde entier (ou presque) ont une nouvelle fois snobé la soirée « Bienfaisance » des disques Bien : moins fâcheux que consternant.
La B3.4 débuta par une première mondiale qui fera date, peut être, dans l'histoire de la musique pop: le premier concert de Ricky Hollywood & The Lowpets.. Je n'ai pas le temps de me placer et me trouve au fond de la salle au moment où Ricky, bellâtre blond surexcité, s'empare de la mythique scène de la Java, ce accompagné de charmantes danseuses déguisées en chattes blanches, faisant ainsi un lien parfait avec la décennie précédente et le survitaminé show du Club des chats, au même endroit. Ayant aperçu une ou deux fois le lascar en sideman lors de concerts Bien, je ne savais absolument pas quel registre il allait nous proposer. Placé derrière son synthé et son ordinateur gorgé de sons, il nous a proposé un set dansant qui m'a fait me replonger dans les années 80, mais peut être pas dans le répertoire qui égaya mes soirées de cette décennie qui fut celle de mes 13-23 ans. Ce fut un moment agréable, chaleureux par la voix, l'entrain et les inénarrables chorégraphies marsupilamiennes de Ricky Hollywood (j'ai repensé à l'excellent « La danse du Marsupilami » des Sax Pustuls). Totalement désinhibé au bout de quelques minutes, le sautillant et exalté Ricky fit remarquer, non sans humour (il en a beaucoup) : « Je ne comprends pas pourquoi vous ne dansez pas, pourtant c'est énorme ce que je vous envoies !».



Photo prise sur le vif par François Gallet aka French


Il faut Bien que je le reconnaisse, si le show m'amusait, il me tardait également qu'il s'achève afin de voir débarquer sur scène le grand pote de Ricky, le chantre adulé du Clouange sound, le mystérieux Grandmistakes, l'incomparable leader scénique des Variety lab, le kid surdoué et sideman prisé des disques Bien, le marsupilamien joueur de melodica de l'Est parisien, le genious du 57 et du 54, l'original DJ du « Jazz Montreux café » lors du pré-faux-aftershow de Prince, à la fois la pop star et l'anti pop star du 21ème siècle, le leader des KidsAreDead : Vincent Mougel.
22h11 : après avoir accompagné Ricky Hollywood sur un dernier titre, le KidsAreDead band prend tant bien que mal possession de la scène pour un set aussi brillant que rocambolesque. Le line up était composé d'authentiques lascars estampillés « Clouange sound generation » : Cyril Vettorato à la basse, Ricky Hollywood aux choeurs aux claps aux bongos au coeur et à la choré marsupilamienne, leur correspondant scolaire et musical chilien Cristian Sotomayor à la batterie, Vincent Mougel himself s'installant derrière ses deux claviers.
Passons rapidement sur l'aspect rocambolesque du set : l'imposant dispositif technique du band a suscité quelques soucis et retards et, malheureusement, une coupure intempestive du show : problème de pédale, problème de piles, "arrachage-tombé" des deux claviers qui n'ont pas résisté aux pulsions du jeune maître... Le public n'en a absolument pas tenu rigueur et est resté en mode "bouche bée" tout au long de la prestation, y compris la partie "américaine" du public qui fut pour le moins surprise et subjuguée par l'aura et le talent du Kid.
Cheveux courts, tenue aussi décontractée que faussement choisie au hasard (excellent le T-shirt purple Pauli avec l'indispensable tête de mort "Grandmistakes"), Vincent M nous a saisi d'entrée par sa pop bouillonnante et flamboyante, son immense talent vocal et son incroyable charisme. Il nous a guidé, avec humour, au fil de son répertoire pop aussi surprenant que brillant. Certains titres ont été retravaillés, d'autres moins, tous ont cependant suscité une sincère admiration : "Sistereo", l'incontournable tube "School returnz", le merveilleux et très princier "She loves me", l'inattendue reprise de Hall&Oates "Kiss on my list" (prolongation des covers jouées live à la radio dans les « Euphonies » sur Radio Campus), l'hymne »Playmobil Todd »...
L'incroyable musicalité de Vincent vous saute aux oreilles, tout autant que son charisme (plusieurs regards féminins brillaient lors de "She loves me")... mais moins que son incroyable voix qui vous saisit en moins de 8 dixièmes de seconde pour vous téléporter allègrement haut et loin.
La fin du set provoqua un brouhaha de commentaires admiratifs qui n'ont cessé jusqu'à la fin de la soirée, et se poursuivirent les jours suivants dans l'Est parisien. Voir KidsAreDead sur scène est véritablement bluffant, lumineux, énergisant, vivifiant. Ce jeune musicien est un Wizard, une true star.


Photo prise sur le vif par François Gallet aka French





Cependant... Oui, je me permets d'user d'un bémol.
Cependant donc, vu les talents du bonhomme je, et nous sommes encore plus en attente de quelque chose de plus abouti, sur scène comme sur disque (putain de merde, il n'y avait pas un skeud de KidsAreDead de disponible au stand merchandising après le concert).
Ce qui est véritablement déroutant lorsque l'on discute avec lui est qu'il semble évident que nous sommes tous beaucoup plus conscients de son « potentiel » que lui même. Sa plus que grande humilité est à l'opposé de la délicate cuistrerie d'un Tante Hortense, et plus encore du « Je peux me la péter grave et je me la pète grave» d'un Prince alors qu'il le pourrait, largement. Je ressens une terrible crainte, celle que le vif plaisir qu'il prend en tant que sideman à partager les jeux musicaux de tout un tas d'artistes (dont les Bien) ne transforme la KidsAreDead experience et le Clouange sound en quelques points virgules de son roman musical, que le prochain concert ne se déroule en avril 2013, qu'au final aucun album ne sorte...
Donc, à l'instar de certains fans princiers, je et nous souhaitons vivement la sortie d'un coffret numéroté et dédicacé comprenant la mise sur CD de la version remasterisée de tout le back catalogue « Clouange sound » proposés sur ses multiples sites myspace, quelques outtakes qui trainent dans la cave de la grand-mère à Clouange, une sélection de quelques titres et covers délivrées lors des « Euphonies » sur Radiocampus, et un T-shirt KidsAreDead avec une tête de mort.
La frustation est souvent présente chez les fans. Je suis un grand fan de KidsAreDead et donc ma frustration est pour l'instant TRES grande. Et encore, je n'évoque même pas celle à laquelle je ne m'attendais pas, engendrée par le fait qu'il n'ait même pas joué de guitare lors de ce set...

Bref...

Encore sous l'excitation de ce que nous venions d'entendre, il a fallu faire une pause dans les débats Mougeliens pour goûter le performance de Dana Boulé et les délicieux petits gâteaux qu'elle avait spécialement préparés à l'attention du public.
L'énergique chanteuse américaine se présenta à la tête des SOBS avec son complice et guitariste David Bixby et l'infatigable Cristian Sotomayor, pour un show en anglais brillant dynamique et chaleureux. Habitée par son art, la chanteuse accordéoniste et briseuse d'instruments en tous genres (un « shaker » fut concassé lors de cette B3.4) balaya un répertoire tantôt folk, tantôt quasi punk. Amusante dans la recherche de quelques mots en français, tchatchant avec gouaille et complicité avec ses compatriotes présents dans la salle, Dana s'est bien amusée et a largement fait partager son plaisir. Après un dernier titre en duo avec Vincent M et alors que nous pensions que le set était terminé, elle est finalement revenue sur scène pour un pur moment de grâce : s'accompagnant à l'accordéon, plus posée (en l'occurrence sur une chaise), elle enroba la Java d'un chant stellaire. Dana Boulé est dotée, non seulement d'un joli sourire et de vrais talents culinaires, mais aussi de multiples talents artistiques dont le chant. Dana chante très très Bien...

Le moustachu Monsieur Loyal des disques Bien reprit ses esprits et le micro pour annoncer le programme de la prochaine soirée de Bienfaisance prévue début février 2010, une annonce qui suscita quelques cris de joie :la divine Harmonie et ses sombres sbires Mr Go et Mr Ma sont annoncés...

vendredi 16 octobre 2009

Bienfaisance 3.2 à la Java le 05/11/2009 : Fred Poulet - David Scrima




Malgré la pluie, le froid, la crise économique, la défaite de l'aviron bayonnais et un horoscope défavorable, c'est avec le sourire que je me suis rendu rue du Faubourg du Temple pour goûter au mystérieux cocktail artistique concocté par le légendaire label les disques Bien, ce à l'occasion de leur mensuelle soirée « Bienfaisance » organisée à la Java.


21h30 : le moustachu Monsieur Loyal des disques Bien lance la soirée et annonce lentement, méthodiquement et précisément, les ingrédients artistiques du cocktail Bien 3.2.
21h31 : Je me faufile au milieu de la soixante dizaine de personnes présentes pour m'assoir tout devant, en face du micro : la première « pole position » de ma carrière Bienfaisante.
21h32 : David Scrima prend possession de la mythique scène de la Java, accompagné du très brillant guitariste Matthieu. Très décontracté dans sa tenue et son style, il semblait néanmoins légèrement anxieux quant à la qualité de sa voix et sa capacité à se rappeler de toutes les paroles de ses chansons : cette prestation l'aura assurément sur ces points. D'humeur légère après avoir goûter la veille aux rafraichissant répertoire de Richard Gotainer, j'ai pu instantanément me plonger dans cet univers chaleureux et amoureux qui aurait pu faire croire que nous étions en plein été indien, prêts à, pourquoi pas, se mettre tous « à oilpé ».
David Scrima a le « truc ».C'est non seulement le titre d'une de ses chansons mais également le constat que je me suis fait à l'issue du set : son « truc », c'est qu'il est LE « lover » des disques Bien. Déjà, lors du premier concert Scrimien auquel j'avais pu assisté, j'avais eu le plaisir de constater que les textes des chansons étaient en totale adéquation avec les très jolies jeunes femmes qui l'accompagnaient aux choeurs.
Première ravissante personne invitée à le rejoindre sur scène, la troublante Liza Manili fut elle-même troublée par un chat venue se placer au bien mauvais moment dans sa gorge. David l'embrassa.
Tout aussi souriante et charmante que Liza, Jil Caplan est venue offrir son grand talent et son magnifique timbre de voix pour un très joli duo. David l'embrassa, deux fois.
Ce fut autour de Thomas Marfisi de rejoindre David, pour quelques titres dont un, co-écrit, sur le thème de la surpuissance de la mort qui a brillamment conclut le set. Délicieusement looké années 70's, Thomas M fait penser à Julien Doré et/ou Jim Morrison. Il n'a pas seulement un look d'enfer, il a également une très belle voix qui m'a tout autant favorablement impressionné que réveillé en moi un aussi bas que fort sentiment de jalousie. David le Lover l'embrassa deux fois, puis encore deux fois.

Arrivée plus tardivement ou alors patientant au bar durant le show du Lover, la cinquantaine de personnes venue spécialement pour la prestation de Fred Poulet pris place sur le dancefloor de la Java. Parmi elles se trouvaient de nombreuses personnalités qui contribuent à faire des Bienfaisances à la Java la soirée la plus hype de Paris : la stellaire Emmanuelle Parrenin, le talentueux Vikash Dhorasoo, le groslandais Benoît Delepine aka Michael Kael, le vrai « French » François Gallet, Albin de la Simone, le sosie de Jodie Foster, Flop, les précieux fans de Prince du forum Schkopi, une nuée de jolie filles...

Très élégant dans sa chemise blanche et sa veste noire, c'est un Fred Poulet terriblement concentré sur son art qui monta sur la scène de la Java. Cette scène, cette salle, je sais qu'il l'apprécie tout particulièrement, notamment à l'occasion des soirées « Bienfaisance » dont on peut affirmer qu'il fait partie des habituels spectateurs et auditeurs mélomanes éclairés.
Fred Poulet avait demandé s'il pouvait jouer « fort » et faire « du bruit ». Cette autorisation en poche, il fut libre de s'exprimer à sa guise, dans sa poésie et sa gestuelle habitée, dans ce répertoire que je ne connaissais pas et qui m'a touché par sa beauté.
Pour atteindre définitivement le nirvana, il fallait que la musique et ses interprètes soient à la hauteur : le power trio chargé de guider et transcender Monsieur Poulet fut d'une qualité rare, par sa virtuosité, son inventivité, sa réaction, l'un des meilleurs qu'il me fut jamais donné de voir et entendre. Merci à lui, elle et lui.
Ce set fut donc absolument extraordinaire et a enchanté le public présent.
Sur le chemin du retour vers Ménilmuche, ce concert a suscité en moi une interrogation quant aux notions de « norme » et « hors norme » :

Dans les soirées « Bienfaisance », la norme est, pour mon plus grand plaisir, le hors norme,.
La prestation de Fred Poulet fut si fameuse et réussie à mon goût qu'elle dépasse la «norme » Bienfaisante
- Qu'est ce que le « hors norme » du « hors norme » ?
- Peut être bien la norme
- Peut être Bien la norme
- La norme peut être Bien
- Fred Poulet doit être un artiste Bien... Il faudra lui en reparler...certainement à l'occasion de la B3.3 où je ne doute pas de le recroiser au milieu du public.

La Bienfaisance 3.2 était donc « hors norme » car contrairement à la « norme» qui veut que la soirée propose les sets d'un artiste Bien et d'un invité, le cocktail B 3.2 fut uniquement composé d'artistes Bien : David « lover » Scrima et Fred Poulet.

Un cocktail aux effets particulièrement Bienfaisants

vendredi 25 septembre 2009

Bienfaisance 3.1 à la Java le 01/10/2009 : Antoine Loyer - François Tarot



A défaut d'être venu en nombre, les mélomanes qui se sont rendus à la Java pour la soirée Bienfaisance 3.1 ont affiché une grande qualité d'écoute face aux prestations de François Tarot puis d'Antoine Loyer.

François Tarot se présenta dans une nouvelle formation : une sorte de power trio "Bien" aussi élégant qu'efficace et composé de François T au chant et à la guitare, de l'indispensable Sylvain à la basse, et de l'infatigable et jovial Cristian Sotomayor aux percus. Balayant son imposant répertoire et ses presque tubes dont "Tiscali tu m'as tué", François Tarot nous a proposé un tour de chant particulièrement touchant... En bon public que je suis, j'ai été très touché, notamment par sa voix, mais aussi par le coeur qu'il mettait dans l'interprétation de ses textes qui nous renvoient à notre quotidien avec ses travers, ses plaisirs, le tout avec un brin d'humour malgré la lourdeur et la profondeur de certains propos, et pas seulement ceux tenus dans le lucide "L'humanité est une salope". Avant goût du prochain "maxi" du groupe, il nous fut proposé quelques couvertures musicales : celle des Kinks, la très brillante version de "My way" (non, pas comme le comme d'habitude "comme d'habitude"), et le formidable "Mon coeur appartient à papa". Totalement dans son art, François était particulièrement beau à voir et à entendre chanter. Un set aussi beau que Bien.

Après une courte pause clope à la surface, je replonge dans le légendaire club de la rue du faubourg du temps, à la découverte d'Antoine Loyer. Je ne pensais pas que cette découverte allait se transformer en lointaine exploration, tant au niveau de la musique qu'au niveau des textes.
Seul avec sa guitare sèche, ce jeune sosie du pilote Sébastien Bourdais nous a instantanément transporté vers un rivage musical pour ma part méconnu : un rivage accessible par un petit voilier dont la coque serait de folk, la voilure colorée de teintures musicales venues d'Inde, et barré par un jeune capitaine assez époustouflant de virtuosité. Ce voyage s'accompagne de chants dont les paroles atteignent un niveau de poésie qui est, pour mon humble petit cerveau inculte, intellectuellement totalement inaccessible. Nez en moins, ce flot d'images de mots et de sons m'a permis d'atteindre ce rivage pour le moins envoûtant. A peine avons-nous débarqué que Captain Antoine nous fait une visite complète de cet original univers musical, s'accompagnant à la guitare, au banjo, à l'harmonium indien (ou d'Inde), enfin de nouveau à la guitare, puis accompagné lui-même sur un titre par le mousse JP Nataf (duo TRES réussi) et sur deux autres par le flibustier Don Cristian Sotomayor.
Un concert aussi incroyable qu'inattendu pour les passagers musicaux du jour qui, à la fin du show et manifestement encore sujets au doux décalage musical du voyage, se sont ensuite dirigés vers la scène pour pouvoir toucher et admirer ce magnifique instrument qu'est l'harmonium indien.

Une soirée musicale touchante, surprenante, brillante et instructive. Une soirée Bien.

mercredi 2 septembre 2009

Bienfaisance 3.0 à la Java le 03/09/2009 : Albin de la Simone - Tante Hortense



Plongé dans l'été indien, la capitale offrait les chaudes lumières d'un soir d'été au moment de s'engouffrer rue du Faubourg du Temple pour assister à cette très attendue soirée de rentrée des Bienfaisances organisées par les disques Bien.

Au moment de pénétrer dans le passage qui mène vers l'auguste Java, escorté du Ménilmuche Power Generation au grand complet, je suis rapidement arrêté par un distributeur de flyer (une première pour une Bienfaisance) qui annonçait la sortie du prochain album d'un certain Dominique A, puis par l'imposante file d'attente qui menait jusqu'à l'entrée. Quel succès ! Je pensais qu'il s'agissait des seuls fans d'Albin de la Simone mais non, juste devant nous se trouvait l'authentique groupuscule orléanais de fans hardcore de Tante Hortense, ceux rencontrés quelques mois plus tôt lors de la soirée "contre-programmation" de la finale de l'émission la Nouvelle star, celle de la "batteule" opposant musicalement Tante Hortense à Flop au Panic Room (pour mémoire un match terminé sur un score de parité mais que Vincent Mougel aurait pu remporter aisément s'il s'était donné la peine de prendre une seule fois le lead).

La Java était donc copieusement garnie au moment où le moustachu Monsieur Loyal de la soirée prit possession de la scène et lancer le show. Les disques Bien sont à l'affût de beaucoup de choses, notamment de bonnes idées, aussi ont-ils mis en pratique celle de la fin de la saison passée en proposant au nombreux public de se mettre en position de Bienséance afin de goûter au mieux le festin musical qui allait nous être proposé. Pour ma part, je me suis installé sur le spot de gauche, certes malencontreusement placé non loin de l'entrée des toilettes, mais qui me semblait le plus approprié pour apprécier au mieux la lumineuse prestation de M-Jo qui accompagnait le premier artiste de la soirée : le cuistre délicat Tante Hortense.

Durant cette année, j'ai eu le plaisir d'assister à plusieurs représentations de cet artiste, dans moult endroits de l'Est parisien (et périphérie), ce en solo ou accompagné par un ou plusieurs complices musiciens. Mais là, pour cette rentrée, Tante Hortense était accompagné d'un Gros Gros Band, la smala musicale marseillaise des disques Bien au grand complet et cela a "grave de la gueule" ! Toujours aussi charismatique dans ses mouvements, son élégant costume, ses compositions, ses textes tantôt profonds tantôt absurdes, et ses légendaires sandales, Tante Hortense nous a proposé un tour de chant de très haute qualité qui a ravi l'ensemble du public... La grande classe !
Seul petit bémol dans cette prestation, l'enthousiasme du chanteur qui évolua parfois trop près de son micro. Cela a malencontreusement rendu incompréhensibles les paroles d'une chanson qui est pourtant, au regard de la crise économique mondiale, plus que d'actualité : "Révolution". Par contre "Les ânes" fut tout à fait audible et compréhensible ainsi que le sujet de conversations parmi un public interloqué par tant de propos aussi provocateurs que lucides.
Le charisme de Tante Hortense n'a heureusement pas éclipsé la remarquable prestation des musiciens du Gros Gros Band, dont le le ukulelo-hendrixien Eddy Godeberge, le percuteur juste Jean-Philippe Barrios et, je l'ai déjà écrit, la lumineuse M-Jo vêtue d'une jolie robe d'été assortie d'un bracelets à grelots fixé sur la cheville droite, du meilleur effet, tant visuel que musical. Comme à l'opéra Garnier de Paris, la visibilité de la scène est réduite sur le spot de gauche de la Java, aussi n'ai-je vu de Christophe Rodomisto que le bout du manche de sa guitare, je n'ai ainsi goûté sa prestation qu'en audio, comme il l'a fait lui même le mois dernier pour vivre en pirate aveugle mais pas sourd le concert de Prince au Sporting club de Monaco... Après un tel show, on peut s'attendre à ce que Tante Hortense entame enfin une conquête complète des scènes de la capitale... mais non, dès le lendemain, il repartait avec ses musiciens... pour le Brésil et un très alléchant projet d'enregistrement d'album à Sao Paulo. Insaisissable !

Pause clope dans l'enclos à fumeur situé à l'entrée de la Java. J'y retrouve les fans de Tante Hortense venus de la Old Orleans. Nous échangeons nos impressions puis glissons vers d'autres sujets musicaux qui m'ont permis de découvrir le très intéressant groupe Medeski Martin & Wood. Evoquant Tante Hortense et ses related artists, nous sommes rapidement tombés d'accord pour regretter que "La fête du slip" de Flóp ne soit pas devenu le tube de l'été et espérer qu'il sera, au moins, celui de la prochaine rentrée universitaire.

Retour dans la Java alors qu'Albin de la Simone a déjà entamé sa représentation. Je ne connaissais cet artiste que de nom et ai donc découvert son brillant répertoire, proposé ici en version accoustique. En version assise, bien en voix malgré quelques soucis de santé, épaulé par de brillants guitaristes et deux marionnettistes qui oeuvraient avec des personnages roses fluos qui m'ont rappelé feu la chenille Ploom de l'ORTF, Albin de la Simone a ravi son public. La jeune vedette québecoise Pierre Lapointe fut invitée à interpréter l'un de ses titres et goûter la prestigieuse scène de la Java. Mon highlight du show fut sans conteste l'excellente reprise du "Vertige de l'amour" d'Alain Bashung, vraiment un moment magnifique. Par contre, le moment le plus inquiétant fut à la toute du show lorsque l'artiste conclut sa chanson teintée de cannibalisme en menaçant de "manger ses amis demain" par un froid : "A demain !". Un truc qui te fait sourire d'abord puis te file la chair de poule...
J'ai bravé ma peur ou, plutôt j'ai décidé de la noyer dans la bière en fin de soirée, lors de l'habituel moment de grande convivialité entre artistes et public qui conclut les soirées de Bienfaisance.

Une soirée de rentrée qui place dors et déjà cette saison 3 sur de formidables bases de qualité artistique, une soirée embellie pour ma part par la réception d'un inattendu cadeau d'anniversaire, un cadeau précieux : l'album "A wizard, a true star" de Todd Rudgren. Tic tic tic...

mardi 28 juillet 2009

Bienfaisance 2.9 à La Java le 04/06/2009 : Mr Go & Mr Ma - Catherine Jauniaux & ErikM






Il faisait doux en cette soirée de début Juin, la rue du Faubourg du Temple s' était parée de quelques échafaudages : d'une part pour le « Zorba », mythique point de rencontre scopien d'avant la Bienfaisance 2.8, mais aussi pour la Java où il serait question de rajouter quelques motifs sur le magnifique vitrail qui surplombe l'entrée art déco du légendaire dancing, notamment la représentation de Sanctus Mougelinho et du ukulele des disques Bien.

Le moustachu monsieur loyal des disques Bien nous accueille dans la salle avec le sourire et nous annonce, un brin canaille, un très prometteur « retour à la réalité virtuelle » en référence à la douce folie dansante de la B2.8...

Une soixantaine de mélomanes se sont acquittés des sept euros de droit d'entrée pour vivre ce qui s'annonçait comme une expérience musicale pour le moins originale. Parmi ces soixante privilégiés se trouvait une imposante escouade d'artistes Bien, de très jolies filles, un brocanteur, un squale, des fans de Prince, la souriante BB des Buttes Chaumont, deux Sabine et … l'excellent Matthieu Boogaerts revenu goûter l'ivresse artistique des Bienfaisances..

Installé sous la galerie de droite, j'étais impatient de retrouver les éminents chercheurs du centre de recherche non subventionné des disques Bien , Mr Go et Mr Ma, leur authentique Revox/Studer et leur troublante création synthétique : Harmonie. Après leur triomphal passage de l'année dernière, les deux chercheurs installés à Guéret avaient la pression : celle de renouveler l'excellence de ce premier passage et celle d'être artistiquement et musicalement à la hauteur de la prestation d'Harmonie dont la voix enregistrée était diffusée par le Revox. Une petite caméra était chargée d'immortaliser l'expérience tandis qu'un jeune homme bizarre se plaça debout devant tout le monde, tendant vers la scène un micro ultramoderne, peut être était-ce le représentant du GRM venu la dernière fois ?
Equipés d'un casque et de leurs instruments, les deux chercheurs musicologues saluent poliment le public puis appuient sur la touche « Play » du Revox, le miracle s'accomplit : la chaude voix d'Harmonie résonne dans la salle et pour certains, au fond de leur coeur. Harmonie nous salue et nous remercie d'être venus à la B2.9.... wow ! Il ne s'agit donc pas d'un remake de l'année dernière mais d'une nouvelle version du show.... qui a réussi l'exploit de me plaire encore plus que le précédent ! De nouvelles compositions et effets, le charisme et la musicalité des deux chercheurs et le talent virtuel d'Harmonie ont aisément conquis l'ensemble du public. J'ose distinguer deux moments plus « forts » que les autres au milieu des agapes proposées :
1 – Le tout aussi fantastique qu'original solo de ukulele proposé par Mr Go. En pose « guitar hero », les doigts de la main gauche plaquant les accords sur le manche et la main droite tenant la tête d'un robot mixeur en action et dont les pales frappaient les cordes en cadence régulière dans un rythme parfois accéléré par le régime de vitesse de cet ustensile electroménager devenu acoustico-electromenager. Faute d'avoir pu récupérer les images de la camera vidéo présente à la Java, il vout suffit de vous rappeler l’intensité, la radicalité et la virtuosité de Prince sur le solo de guitare du clip de « Purple Rain.
2 – Le D'Harmonie code : plus efficaces que les cours de gym tonic de Véronique et Davina, plus musicaux et pertinents que les « signes démentiels » du film « Les Bronzés », la séquence de gestes énoncés par Harmonie et relayés par Monsieur Go a été reprise avec entrain par l'ensemble du public et saluée par un grand éclat de rire Flopien, ce dernier étant certainement tout aussi fasciné par la réactivité de la salle que l'ingéniosité, pourtant maintes fois démontrée, du CRNS.

Un très très grand moment.... légèrement gâché par la tristesse d'un de mes camarades qui n'arrive toujours pas à se résoudre qu'Harmonie est une création synthétique, et pas une belle chanteuse seule et séquestrée au centre de recherche de Guéret qui espère que son Prince (lui donc) vienne la délivrer.

Il semble très difficile de passer après un tel show, c'est pourtant sans crainte et totalement confiants en leurs talents, notamment dans l'art de l'improvisation, que Christine Jauniaux et ErikM se sont installés sur la scène de la Java.
Elle : placée sur notre gauche et debout face au micro, nous a proposé une fascinante et totale démonstration d'art lyrique.
Lui : placé sur notre droite devant un impressionnant dispositif électronique et de de platines, a proposé une hallucinante composition musicale où les disques vinyles volaient en dix secondes de leur pile de rangement à la platine en passant par la case « plaqué sous les aisselles » du maestro qui agissait simultanément sur une dizaine de touches. J'ai bien ri en repensant à cette prestation lorsque j'ai vu David Guetta et son sourire too much « mettre le feu » au plateau du « Grand Journal » sur C+ , l'un est bien plus aventureux que l'autre, assurément...
Ce spectacle fut fascinant visuellement mais un peu trop « pointu » pour moi, c'était plus hardcore que les programmes de nuit de France Culture, un répertoire idéal pour une sorte de France Super culture.

J'ai décroché avant la fin et attendu au bar les scopiteux présents pour finir cette soirée autour d'un verre et d'une discussion sur notre passion princière commune.

Sur le post précédent, Flop écrivait « Après ce qui va se passer ce soir le verbe "chanter" n'aura plus la même signification ». J'avais trouvé cela un peu prétentieux et pourtant, effectivement...

Ainsi donc s'est achevée la deuxième saison des Bienfaisances à la Java. Rétrospectivement, les prestations proposées tout au long de cette année ont largement assouvi ma curiosité musicale et les rencontres humaines qu'elles ont engendré ont embelli mes soirées du premier jeudi du mois. Merci à tous

Enfin, en vue de la troisième saison, toujours à la Java, j'ai pris trois solides résolutions :

1 – Faire en sorte de pouvoir assister à toutes les Bienfaisances de la saison prochaine, including les Bienséances.

2- Profiter de cette bienfaisante pause estivale pour me débarrasser de ce très gênant toc musical qui m'habite depuis la B2.9 . En effet, je suis désormais sujet à un stupide réflexe plus « harmonien » que « pavlovien ». En adéquation avec le « D'Harmonie code », je me mets instantanément en position « Astral » à chaque écoute de longue nappe de synthé. Ainsi, il y a peu, certains usagers de la ligne 2 du metro parisien furent interloqués par mon comportement. J'écoutais, jusque là paisiblement, « Xpectation » de Prince dans mon lecteur mp3, mais à la fin du titre « Xpand « de Prince, je me suis subitement levé de mon siège pour me mettre en position « astral »... Gênant....

3 – Vu le nombre de Bienfaisances où le public se retrouve assis à même le dancefloor pour savourer les bienfaisantes prestations, je vais investir dans l'achat de deux petits coussins : un pour elle et un pour moi.

Bienfaisance 2.8 à La Java le 07/05/2009 : Flop - Mathieu Boogaerts





La Bienfaisance 2.8 était bien plus attendue que je ne le pensais, j'y ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais.

A moins d'une heure de l'ouverture des portes, Flop escorté de deux gardes du corps musicaux Bien (un talentueux duo Chilo-lorrain), rejoint les quelques fans de Prince réunis au Zorba, un troquet situé 45,24 m au dessus de la « Java », terrain de jeu de la Bienfaisance. Il nous apprend que certaines personnes font déjà la queue devant la salle depuis 19h30 ! Fichtre ! Je ne pensais vraiment pas que la venue de Mathieu Boogaerts allait susciter une telle ruée.

Classieusement accompagnés par les convives participant à la NPG Réunion, nous sommes finalement 3 a pénétrer dans la mythique enceinte de la rue du faubourg du Temple.... ou j'ai eu le grand plaisir d'y retrouver le sourire et l'enthousiasme de Koko aka Kouka, l'ultime scopiteuse rencontrée lors de cette soirée. La salle est copieusement garnie, les premiers rangs serrés alors que le concert de Flóp vient tout juste de débuter.... et une partie du public est encore dans la file d'attente à l'entrée !
Pour les surfers mélomanes qui décident de venir s'encanailler à la Java lors d'une Bienfaisance, trois spots se proposent à eux : la partie centrale (debout ou assis), le couloir-galerie de gauche qui est malheureusement également le passage qui mène aux toilettes, le couloir-galerie de droite où la vague déferle parfaitement tout en conservant une bonne acoustique. C'est vers ce spot que se sont dirigés V2P et Unless It's got that pop, celui vers lequel je me dirigeai au moment de me rendre compte que cette position m'empêcherait de voir l'évolution de deux musiciens qui me fascinent : le Lorraine Genious et l'inattendue (pour ma part) Mjo. Je me suis replacé au centre, à côté d'Ignatus qui avait eu le même raisonnement...
Le public était venu nombreux, Flóp allait lui en mettre plein la vue et les oreilles. Pour cela, il s'est adjoint pour un soir un groupe de très haute tenue, flanqué à sa droite par l'excellent guitariste Christophe Rodomisto, à sa gauche par la féé Mjo son talent sa voix et ses paupières pailletées, et encadré à l'arrière par les deux défourraileurs de sons vus au Zorba peu avant : Maestro Cristian Sotomayor et Vincent Mougel (en configuration sautillante marsupilamienne lorsqu'il joue du melodica).
Balayant une partie de son imposant répertoire, Flop a offert au public une setlist impressionnante par la diversité des genres et jeux musicaux proposés : de « Un homme de goûts simples » à « Probablement le titre de cette chanson est », en passant par « A quoi tu joues ? » et, entre autres, le tout aussi fantastique qu'inattendu « Remue sur ça ».Une partie du public, plutôt concernée par le set de Boogaerts a daigné, au fur et à mesure, prêter l'oreille et les neurones. Nul doute qu'il réfléchira aux messages livrés à la fin du set, notamment celui conviant à acheter des disques Bien plutôt que des disques de merde, ou l'autre expliquant la nécessité d'abolir la France (et d'autres pays voisins par la même occasion).
Au milieu de ce voyage musical sur plusieurs continents, un passage m'a particulièrement saisi car il touche la passion qui nous réussit ici-même : nous avons tous en mémoire ces fameux moments de concerts princiers où, en début ou milieu de concert, Prince stoppe une « tuerie » funk pour lancer son « Thanck you goodnight ! ». Ce jeudi, nous avons eu droit à la version francisée de ce « Thanck you goodnight »... bien évidemment précédé... d'un pur brulot funk ! Mon highlight de la soirée. Flop et son groupe jouant du funk, c'est du « lourd » sauce « Parade ». Gyzmo, j'ai eu une grosse pensée pour toi à ce moment là....

Après une pause cigarette et discussion à la surface, nous replongeons dans la « Java » pour constater que non seulement le set de Matthieu Boogaerts avait débuté, mais que l'ensemble du public avait préféré une position assise pour assister à cet événement : une impressionnante petite marée humaine devant la scène de la Java, on se serait cru à un festival style solidays... J'aurais bien aimé qu'il en fusse ainsi pour le concert de Flop mais bon, ce n'est pas grave. En pleine tournée, Matthieu Boogaerts était venu accompagné d'un seul musicien pour s'amuser dans l'esprit « Bienfaisance », esprit qu'il a déjà goûté à plusieurs reprises en étant dans le public lors de soirées passées. Je connais très peu le répertoire du gars et ai bien apprécié de le découvrir ainsi. Le public a semble-t-il également été ravi de ce qu'il a entendu... avec ce léger bémol d'une scopiteuse qui remarqua à juste titre une légère faute de goût : ne pas avoir interprété le titre « Bien » !

Fin du set : tout le monde commence à discuter avec tout le monde lorsque François Tarot s'empare de la régie et entame une soirée « Dancefloor » aussi inattendue que réussie, et d'autant plus périlleuse qu'elle s'effectua avec un trio de CD. Un déluge de tubes new wave déferle tout d'abord sur la Java, dont le dancefloor a fait le bonheur de mon grand-père dans les années 30 (yes !), des titres que je n'avais pas entendu depuis très longtemps. La piste était remplie de danseurs souriants : les artistes du soir, les scopiteux (et surtout teuses), des artistes Bien, une bonne partie du public de Matthieu B (ce dernier n'étant pas le dernier à s'éclater sur la piste). Moi-même, je me suis éclaté dans ma grande spécialité du « n'importe quoi presqu'en rythme », ce que mon genou m'a fait amèrement regretter dès le lendemain matin. Alors que la programmation tourna plus disco funk, je fus saisi par un étrange phénomène : je ressentais un terrible coup de vent à côté de moi, dix secondes avant et dix secondes après le début de chaque morceau. C'est alors que l'on me fit remarquer que DJ Vincent Mougel venait de prendre la main sur la console tout en mettant le feu au Dancefloor d'où ses allées et venues au sprint dans la salle. L'énergie, semble-t-il inépuisable du Genious from lorraine fut néanmoins un peu touchée lorsqu'il cassa ses lunettes au son d'un "truc" brésilien purement mortel (au moins pour les lunettes), certainement amené par Flop, joué par un groupe dont j'ai du mal à croire qu'il s'agisse de « Nouveaux Bayonnais ». (Précision apportée par Flop ulté rieurement : le morceau des Novos Baianos tellement bon qu'il a pulverisé les lunettes de Vincent est "Tinindo Trincando" sur l'indispensable "Acabou Chorare").

A 2'h du mat, il fallait rendre les lieux, mais seulement après avoir écoute le délicieux « Soda pop confusion » de Variety lab co-écrit par Vincent Mougel, moins pour son plaisir (et contre sa modestie) que pour le mien, merci à DJ V2P qui a conclu la soirée....

TOUT le monde est aux anges, et en sueur, à la sortie de la Java... et s'est promis d'y revenir, dancefloor ou pas dancefloor !

Sincèrement merci à toutes et à tous pour l'excellence de cette soirée.

PS1 : j'espère que c'était la dernière fois que je viens sans un skeud de Prince, je m'en suis voulu.

PS2 : la prochaine Bienfaisance annonce le retour d'Harmonie encadrée par Monsieur Go et Monsieur Ma, ce sera un tout autre « trip musical », "expérimental", mais a priori cela sera toujours aussi Bien...

Bienfaisance 2.0 à La Java le 04/09/2008 : François Tarot - Theo Hakola

C'était hier soir le début de la deuxième saison Bien à la Java, une saison qui s'annonce Bien.

A cette occasion, le célèbre label proposait de découvrir en avant première les fruits de la créativité de François Tarot, immortalisés sur un album destiné, comme les autres disques Bien, à contribuer à couler l'industrie du disque. Si "l'humanité est une salope", François Tarot sait y trouver de beaux sujets de réflections et d'émotions. Dans une enveloppe musicale encore plus aboutie que lors de leur précedent passage sur la mythique scène de la Java, le groupe nous a proposé un très agréable moment. Un moment qui fut, pour mon humble part, illuminé par le charme de leur claviériste, assurément le plus beau des sourires du label Bien.

Ravi et charmé, je pouvais sortir fumer une cigarette et deviser avec la Bien crew et quelques schkopiteux dont le MPG (Menilmuche Purple Gang) réuni au grand complet.

L'after débuta quelques minutes plus tard avec à l'affiche, comme souvent, une vedette mondiale décidée à venir s'encanailler lors d'une soirée de Bienfaisance des disques Bien. Le magnifique dandy Theo Hakola a alors investi la scène accompagné de poètes musiciens redoutables dont son éternelle violonniste et la formidable poètesse batteuse qui répondait hier soir au doux nom de Pabla Neruda. Tout a été fort durant ce très long set : le talent des musiciens, la classitude et la voix du leader, la pertinence de textes bilingues, la ferveur du public, le charme des nombreuses jeunes femmes qui couvaient du regard leur héros, et le son qui ne fut jamais aussi fort dans une Bienfaisance. Un très grand moment.

Une fin de soirée toujours aussi conviviale... Trop cool d'évoquer avec le passionné Franck Monnet, longuement, un show communément vécu dans la nuit du 28 octobre 2002 au Bataclan, le fantastique aftershow de Prince.

Il me tarde le mois prochain, les disques Bien feraient bien d'y inviter le groupe ricain Stereofox, on ne sait jamais, cela pourrait inciter notre ami pourpre à venir goûter aux soirées de Bienfaisance... J'adorerais l'y voir jammer avec un jeune lorrain surdoué (et qui ne le sait toujours pas) pour qui [url=http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=95242597]lesenfantssontmorts[/url]

Bienfaisance #6 à Mains d'Oeuvres le 07/11/2006

Précieux témoignages photos de cette Bienfaisnace à Mains d'Oeuvres grâce aux photos remarquablement saisies par Anton Zatzepine

Au programme :

Les ACOUSMATES

Tante Hortense






lundi 27 juillet 2009

Bienfaisance #2 à Mains d'Oeuvres le 13/01/2006

Veuillez noter que Les Disques Bien organisent leur deuxième gala auro-caritatif à Mains d’œuvres le vendredi 13 janvier 2006 à partir de 20h30 :

Bienfaisance #2

S’y produiront dans une ambiance de jeu précaire :

Flóp

et

French

avec quelques invités de choix pour la modique somme de 5 euros.

Attendez-vous à l’inattendu.

Vous pouvez même vous assurer de ne pas être refoulés à l’entrée
en réservant votre place auprès la Fnac.

Mains d'Œuvres se trouve
1, rue Charles Garnier à Saint-Ouen
et est accessible via le métro (ligne 13 - Garibaldi ou ligne 4 - Porte de Clignancourt)
et le bus (85 - arrêt Paul Bert).

Bienfaisance #1 à Mains d'Oeuvres le 17/11/2005