jeudi 12 novembre 2009

Bienfaisance 3.3 à la Java le 03/12/2009 : Flop - Le club des chats




Cette Bienfaisance 3.3 était la dernière de l'année 2009, la dernière de la décennie 2000, elle fut un agréable et ludique voyage dans l'espace temps musical.
Lorsque le monsieur Loyal des disques Bien s'est adressé aux quelques dizaines de mélomanes présents à la Java (des Bienfaisants lovers, des fans de chats, des fans de Prince, des fans du club des chats, des fans du forum francophone des fans de Prince...), je me suis surpris à imaginer Patrice Blanc Francard ouvrant cette B3.3 comme il le faisait lors de la légendaire émission TV des années 70 « Pop 2 ». Je ne savais pas encore que cette soirée aurait très bien pu figurer dans « Pop 2 »... Certes, le public était bien moins nombreux que la veille pour la prestation de Mathieu Boogaerts, mais il a offert une qualité d'écoute qui a permis de rapidement s'évader du sombre et frileux quotidien de ce mois de décembre pour déguster les mystérieuses agapes musicales qui allaient lui être proposé.
Flóp avait, pour la 2 823ème fois, l'honneur de représenter le libre esprit artistique des disques Bien. En cette fin d'année, mon compteur musical qualitatif et quantitatif pour 2009 indique que Flóp fait à la fois partie de mon Top 4 des artistes que j'ai vu le plus souvent sur scène et que son disque « Tout le tremblement » fait partie du Top 2 des disques que j'ai le plus souvent écouté. Devrais-je en déduire que je suis fan ? Je ne sais pourquoi, mais je ne peux et ne veux toujours pas me résoudre à cette réalité... Si cette fin d'année engendre une certaine frustration quant à la non sortie de nouveaux disques du pourtant très prolifique Flóp (le Tremblement date du début de l'année), c'est avec le sourire aux lèvres que je me rends à ses shows. En effet, l'artiste Picpusien, pour son plaisir et le notre, met un point d'honneur à renouveler, lors de chacune de ses prestations, et son répertoire et la composition de l'équipe musicale invitée à partager ces moments.
J'avais été conquis par la radicalité et l'excellence de son duo avec Cristian Sotomayor lors de sa prestation quelques semaines auparavant en 1ère partie du show de Mathieu Boogaerts à la Java, cette fois-ci, il prit possession de la scène pour un show encore plus percussif mode double power trio, c'est à dire à 4. Confortablement installé sur le spot à droite de la scène avec une bonne pinte de bière, j'assiste alors à l'entrée en scène du « maître » qui s'installe sur la droite de la scène au milieu de ses jouets musicaux et derrière son micro. La gauche de la scène est occupée par Lori Sean Berg et sa batterie, prêts à battre la mesure de ce multicolore voyage musical. Derrière lui, Cristian Sotomayor et son sourire s'apprêtent à s'amuser de tous les instruments percussifs analogiques ou électroniques mis à sa disposition. Enfin, au centre se trouve le kid de Clouange aka Vincent Mougel, avec un synthé minimaliste (une torture de frustration, au moins pour ses fans), son grand talent vocal, et son jeu de jambes marsupilamien. Placer le lumineux kid de Clouange au centre, c'est assez osé, ou bien pensé si l'on souhaite oeuvrer dans l' »ombre »... Entre chanson française et dancehall en passant par une multitude de rythmes et de « genres » musicaux du XXème siècle, Flóp nous a offert quelques uns de ses plus beaux titres dont « Ils » (Eeels ?) et l'envoutant « Quoi » en duo-duel avec le Kid de Clouange. La fin du set fut également marquée par la très appréciée « guest appearance » de Christophe Rodomisto himself . Encore une fois, ce set Flópien fut un excellent moment.
Alors que, lors de la pause clope devant la Java entre les deux sets, je félicitais tout aussi chaleureusement que sincèrement le « quatuor Flóp », une sale nouvelle en provenance de Marseille vint interrompre notre aimable conversation : si Hatem Ben Arfa était heureusement toujours très décidé à rester au sein de l'effectif de l'Olympique de Marseille ; le docteur Socrates local, le cuistre délicat Tante Hortense venait de faire savoir que, atteint d'une grippe (pire que la « A », donc au moins alphabétique), il ne pouvait assurer son récital quelques jours plus tard à l'International » rue Moret à Paris. En deux minutes, l'affaire était conclue, Flóp allait le remplacer, mais en version trio sans Lori. Lors de ce show à l' »International », nul doute qu'il aura pu regretter l'incroyable qualité d'écoute du public averti de la Java...
Retour dans la Java et je bascule en 5 minutes dans les années 70 voire les années 60. Quelques jolis ballons de baudruche installés sur scène nous convieraient presque à un goûter d'enfants, deux petites batteries s'y font face alors que le percutant duo du CLUB DES CHATS allait entamer un des shows, si ce n'est LE show le plus surprenant de l'année auquel j'ai eu le privilège d'assister. Le répertoire est composé de macro chansons, voire de micro chansons aux textes rarement intelligibles, dans un orage de batteries quasi punk. Le duo se fait face pour un récital radical extraordinairement bien réglé, qui enchaîne (avec beaucoup d'humour) les micro-titres à toute vitesse, laissant une bonne partie du public dans un état extatique . La très énergique grosse demi-heure passé à l'écoute de ce club m'aura drôlement « retourné », laissé pantois comme après un « KO » musical, un peu comme le public qui a assisté aux concerts de Jimi H en 1ère partie de Johnny H (loin de moi l'idée de comparer Johnny H à Flóp...). Une heure à ce rythme eut été épuisante, mais là, c'était juste envoutant et prenant à souhait, ce fut un choc musical heureusement pas tout à fait désintégrant.
Le public prit alors son temps pour reprendre ses esprits, un verre au bar et le chemin du mirifique stand de merchandising des disques Bien qui fut lui même pris dans ce voyage musical et temporel de la B 3.3 : à côte d'authentiques 45 tours regroupant une multitude de micro-titres du Club des Chats, Flóp cotoyait Georges Brassens qui assurait les Kasdédi de son dernier live avec La Pompe Moderne tandis que la sono diffusait la musique de Duke Ellington...
Signe des temps.

vendredi 16 octobre 2009

Bienfaisance 3.2 à la Java le 05/11/2009 : Fred Poulet - David Scrima




Malgré la pluie, le froid, la crise économique, la défaite de l'aviron bayonnais et un horoscope défavorable, c'est avec le sourire que je me suis rendu rue du Faubourg du Temple pour goûter au mystérieux cocktail artistique concocté par le légendaire label les disques Bien, ce à l'occasion de leur mensuelle soirée « Bienfaisance » organisée à la Java.


21h30 : le moustachu Monsieur Loyal des disques Bien lance la soirée et annonce lentement, méthodiquement et précisément, les ingrédients artistiques du cocktail Bien 3.2.
21h31 : Je me faufile au milieu de la soixante dizaine de personnes présentes pour m'assoir tout devant, en face du micro : la première « pole position » de ma carrière Bienfaisante.
21h32 : David Scrima prend possession de la mythique scène de la Java, accompagné du très brillant guitariste Matthieu. Très décontracté dans sa tenue et son style, il semblait néanmoins légèrement anxieux quant à la qualité de sa voix et sa capacité à se rappeler de toutes les paroles de ses chansons : cette prestation l'aura assurément sur ces points. D'humeur légère après avoir goûter la veille aux rafraichissant répertoire de Richard Gotainer, j'ai pu instantanément me plonger dans cet univers chaleureux et amoureux qui aurait pu faire croire que nous étions en plein été indien, prêts à, pourquoi pas, se mettre tous « à oilpé ».
David Scrima a le « truc ».C'est non seulement le titre d'une de ses chansons mais également le constat que je me suis fait à l'issue du set : son « truc », c'est qu'il est LE « lover » des disques Bien. Déjà, lors du premier concert Scrimien auquel j'avais pu assisté, j'avais eu le plaisir de constater que les textes des chansons étaient en totale adéquation avec les très jolies jeunes femmes qui l'accompagnaient aux choeurs.
Première ravissante personne invitée à le rejoindre sur scène, la troublante Liza Manili fut elle-même troublée par un chat venue se placer au bien mauvais moment dans sa gorge. David l'embrassa.
Tout aussi souriante et charmante que Liza, Jil Caplan est venue offrir son grand talent et son magnifique timbre de voix pour un très joli duo. David l'embrassa, deux fois.
Ce fut autour de Thomas Marfisi de rejoindre David, pour quelques titres dont un, co-écrit, sur le thème de la surpuissance de la mort qui a brillamment conclut le set. Délicieusement looké années 70's, Thomas M fait penser à Julien Doré et/ou Jim Morrison. Il n'a pas seulement un look d'enfer, il a également une très belle voix qui m'a tout autant favorablement impressionné que réveillé en moi un aussi bas que fort sentiment de jalousie. David le Lover l'embrassa deux fois, puis encore deux fois.

Arrivée plus tardivement ou alors patientant au bar durant le show du Lover, la cinquantaine de personnes venue spécialement pour la prestation de Fred Poulet pris place sur le dancefloor de la Java. Parmi elles se trouvaient de nombreuses personnalités qui contribuent à faire des Bienfaisances à la Java la soirée la plus hype de Paris : la stellaire Emmanuelle Parrenin, le talentueux Vikash Dhorasoo, le groslandais Benoît Delepine aka Michael Kael, le vrai « French » François Gallet, Albin de la Simone, le sosie de Jodie Foster, Flop, les précieux fans de Prince du forum Schkopi, une nuée de jolie filles...

Très élégant dans sa chemise blanche et sa veste noire, c'est un Fred Poulet terriblement concentré sur son art qui monta sur la scène de la Java. Cette scène, cette salle, je sais qu'il l'apprécie tout particulièrement, notamment à l'occasion des soirées « Bienfaisance » dont on peut affirmer qu'il fait partie des habituels spectateurs et auditeurs mélomanes éclairés.
Fred Poulet avait demandé s'il pouvait jouer « fort » et faire « du bruit ». Cette autorisation en poche, il fut libre de s'exprimer à sa guise, dans sa poésie et sa gestuelle habitée, dans ce répertoire que je ne connaissais pas et qui m'a touché par sa beauté.
Pour atteindre définitivement le nirvana, il fallait que la musique et ses interprètes soient à la hauteur : le power trio chargé de guider et transcender Monsieur Poulet fut d'une qualité rare, par sa virtuosité, son inventivité, sa réaction, l'un des meilleurs qu'il me fut jamais donné de voir et entendre. Merci à lui, elle et lui.
Ce set fut donc absolument extraordinaire et a enchanté le public présent.
Sur le chemin du retour vers Ménilmuche, ce concert a suscité en moi une interrogation quant aux notions de « norme » et « hors norme » :

Dans les soirées « Bienfaisance », la norme est, pour mon plus grand plaisir, le hors norme,.
La prestation de Fred Poulet fut si fameuse et réussie à mon goût qu'elle dépasse la «norme » Bienfaisante
- Qu'est ce que le « hors norme » du « hors norme » ?
- Peut être bien la norme
- Peut être Bien la norme
- La norme peut être Bien
- Fred Poulet doit être un artiste Bien... Il faudra lui en reparler...certainement à l'occasion de la B3.3 où je ne doute pas de le recroiser au milieu du public.

La Bienfaisance 3.2 était donc « hors norme » car contrairement à la « norme» qui veut que la soirée propose les sets d'un artiste Bien et d'un invité, le cocktail B 3.2 fut uniquement composé d'artistes Bien : David « lover » Scrima et Fred Poulet.

Un cocktail aux effets particulièrement Bienfaisants

vendredi 25 septembre 2009

Bienfaisance 3.1 à la Java le 01/10/2009 : Antoine Loyer - François Tarot



A défaut d'être venu en nombre, les mélomanes qui se sont rendus à la Java pour la soirée Bienfaisance 3.1 ont affiché une grande qualité d'écoute face aux prestations de François Tarot puis d'Antoine Loyer.

François Tarot se présenta dans une nouvelle formation : une sorte de power trio "Bien" aussi élégant qu'efficace et composé de François T au chant et à la guitare, de l'indispensable Sylvain à la basse, et de l'infatigable et jovial Cristian Sotomayor aux percus. Balayant son imposant répertoire et ses presque tubes dont "Tiscali tu m'as tué", François Tarot nous a proposé un tour de chant particulièrement touchant... En bon public que je suis, j'ai été très touché, notamment par sa voix, mais aussi par le coeur qu'il mettait dans l'interprétation de ses textes qui nous renvoient à notre quotidien avec ses travers, ses plaisirs, le tout avec un brin d'humour malgré la lourdeur et la profondeur de certains propos, et pas seulement ceux tenus dans le lucide "L'humanité est une salope". Avant goût du prochain "maxi" du groupe, il nous fut proposé quelques couvertures musicales : celle des Kinks, la très brillante version de "My way" (non, pas comme le comme d'habitude "comme d'habitude"), et le formidable "Mon coeur appartient à papa". Totalement dans son art, François était particulièrement beau à voir et à entendre chanter. Un set aussi beau que Bien.

Après une courte pause clope à la surface, je replonge dans le légendaire club de la rue du faubourg du temps, à la découverte d'Antoine Loyer. Je ne pensais pas que cette découverte allait se transformer en lointaine exploration, tant au niveau de la musique qu'au niveau des textes.
Seul avec sa guitare sèche, ce jeune sosie du pilote Sébastien Bourdais nous a instantanément transporté vers un rivage musical pour ma part méconnu : un rivage accessible par un petit voilier dont la coque serait de folk, la voilure colorée de teintures musicales venues d'Inde, et barré par un jeune capitaine assez époustouflant de virtuosité. Ce voyage s'accompagne de chants dont les paroles atteignent un niveau de poésie qui est, pour mon humble petit cerveau inculte, intellectuellement totalement inaccessible. Nez en moins, ce flot d'images de mots et de sons m'a permis d'atteindre ce rivage pour le moins envoûtant. A peine avons-nous débarqué que Captain Antoine nous fait une visite complète de cet original univers musical, s'accompagnant à la guitare, au banjo, à l'harmonium indien (ou d'Inde), enfin de nouveau à la guitare, puis accompagné lui-même sur un titre par le mousse JP Nataf (duo TRES réussi) et sur deux autres par le flibustier Don Cristian Sotomayor.
Un concert aussi incroyable qu'inattendu pour les passagers musicaux du jour qui, à la fin du show et manifestement encore sujets au doux décalage musical du voyage, se sont ensuite dirigés vers la scène pour pouvoir toucher et admirer ce magnifique instrument qu'est l'harmonium indien.

Une soirée musicale touchante, surprenante, brillante et instructive. Une soirée Bien.

mercredi 2 septembre 2009

Bienfaisance 3.0 à la Java le 03/09/2009 : Albin de la Simone - Tante Hortense



Plongé dans l'été indien, la capitale offrait les chaudes lumières d'un soir d'été au moment de s'engouffrer rue du Faubourg du Temple pour assister à cette très attendue soirée de rentrée des Bienfaisances organisées par les disques Bien.

Au moment de pénétrer dans le passage qui mène vers l'auguste Java, escorté du Ménilmuche Power Generation au grand complet, je suis rapidement arrêté par un distributeur de flyer (une première pour une Bienfaisance) qui annonçait la sortie du prochain album d'un certain Dominique A, puis par l'imposante file d'attente qui menait jusqu'à l'entrée. Quel succès ! Je pensais qu'il s'agissait des seuls fans d'Albin de la Simone mais non, juste devant nous se trouvait l'authentique groupuscule orléanais de fans hardcore de Tante Hortense, ceux rencontrés quelques mois plus tôt lors de la soirée "contre-programmation" de la finale de l'émission la Nouvelle star, celle de la "batteule" opposant musicalement Tante Hortense à Flop au Panic Room (pour mémoire un match terminé sur un score de parité mais que Vincent Mougel aurait pu remporter aisément s'il s'était donné la peine de prendre une seule fois le lead).

La Java était donc copieusement garnie au moment où le moustachu Monsieur Loyal de la soirée prit possession de la scène et lancer le show. Les disques Bien sont à l'affût de beaucoup de choses, notamment de bonnes idées, aussi ont-ils mis en pratique celle de la fin de la saison passée en proposant au nombreux public de se mettre en position de Bienséance afin de goûter au mieux le festin musical qui allait nous être proposé. Pour ma part, je me suis installé sur le spot de gauche, certes malencontreusement placé non loin de l'entrée des toilettes, mais qui me semblait le plus approprié pour apprécier au mieux la lumineuse prestation de M-Jo qui accompagnait le premier artiste de la soirée : le cuistre délicat Tante Hortense.

Durant cette année, j'ai eu le plaisir d'assister à plusieurs représentations de cet artiste, dans moult endroits de l'Est parisien (et périphérie), ce en solo ou accompagné par un ou plusieurs complices musiciens. Mais là, pour cette rentrée, Tante Hortense était accompagné d'un Gros Gros Band, la smala musicale marseillaise des disques Bien au grand complet et cela a "grave de la gueule" ! Toujours aussi charismatique dans ses mouvements, son élégant costume, ses compositions, ses textes tantôt profonds tantôt absurdes, et ses légendaires sandales, Tante Hortense nous a proposé un tour de chant de très haute qualité qui a ravi l'ensemble du public... La grande classe !
Seul petit bémol dans cette prestation, l'enthousiasme du chanteur qui évolua parfois trop près de son micro. Cela a malencontreusement rendu incompréhensibles les paroles d'une chanson qui est pourtant, au regard de la crise économique mondiale, plus que d'actualité : "Révolution". Par contre "Les ânes" fut tout à fait audible et compréhensible ainsi que le sujet de conversations parmi un public interloqué par tant de propos aussi provocateurs que lucides.
Le charisme de Tante Hortense n'a heureusement pas éclipsé la remarquable prestation des musiciens du Gros Gros Band, dont le le ukulelo-hendrixien Eddy Godeberge, le percuteur juste Jean-Philippe Barrios et, je l'ai déjà écrit, la lumineuse M-Jo vêtue d'une jolie robe d'été assortie d'un bracelets à grelots fixé sur la cheville droite, du meilleur effet, tant visuel que musical. Comme à l'opéra Garnier de Paris, la visibilité de la scène est réduite sur le spot de gauche de la Java, aussi n'ai-je vu de Christophe Rodomisto que le bout du manche de sa guitare, je n'ai ainsi goûté sa prestation qu'en audio, comme il l'a fait lui même le mois dernier pour vivre en pirate aveugle mais pas sourd le concert de Prince au Sporting club de Monaco... Après un tel show, on peut s'attendre à ce que Tante Hortense entame enfin une conquête complète des scènes de la capitale... mais non, dès le lendemain, il repartait avec ses musiciens... pour le Brésil et un très alléchant projet d'enregistrement d'album à Sao Paulo. Insaisissable !

Pause clope dans l'enclos à fumeur situé à l'entrée de la Java. J'y retrouve les fans de Tante Hortense venus de la Old Orleans. Nous échangeons nos impressions puis glissons vers d'autres sujets musicaux qui m'ont permis de découvrir le très intéressant groupe Medeski Martin & Wood. Evoquant Tante Hortense et ses related artists, nous sommes rapidement tombés d'accord pour regretter que "La fête du slip" de Flóp ne soit pas devenu le tube de l'été et espérer qu'il sera, au moins, celui de la prochaine rentrée universitaire.

Retour dans la Java alors qu'Albin de la Simone a déjà entamé sa représentation. Je ne connaissais cet artiste que de nom et ai donc découvert son brillant répertoire, proposé ici en version accoustique. En version assise, bien en voix malgré quelques soucis de santé, épaulé par de brillants guitaristes et deux marionnettistes qui oeuvraient avec des personnages roses fluos qui m'ont rappelé feu la chenille Ploom de l'ORTF, Albin de la Simone a ravi son public. La jeune vedette québecoise Pierre Lapointe fut invitée à interpréter l'un de ses titres et goûter la prestigieuse scène de la Java. Mon highlight du show fut sans conteste l'excellente reprise du "Vertige de l'amour" d'Alain Bashung, vraiment un moment magnifique. Par contre, le moment le plus inquiétant fut à la toute du show lorsque l'artiste conclut sa chanson teintée de cannibalisme en menaçant de "manger ses amis demain" par un froid : "A demain !". Un truc qui te fait sourire d'abord puis te file la chair de poule...
J'ai bravé ma peur ou, plutôt j'ai décidé de la noyer dans la bière en fin de soirée, lors de l'habituel moment de grande convivialité entre artistes et public qui conclut les soirées de Bienfaisance.

Une soirée de rentrée qui place dors et déjà cette saison 3 sur de formidables bases de qualité artistique, une soirée embellie pour ma part par la réception d'un inattendu cadeau d'anniversaire, un cadeau précieux : l'album "A wizard, a true star" de Todd Rudgren. Tic tic tic...

mardi 28 juillet 2009

Bienfaisance 2.9 à La Java le 04/06/2009 : Mr Go & Mr Ma - Catherine Jauniaux & ErikM






Il faisait doux en cette soirée de début Juin, la rue du Faubourg du Temple s' était parée de quelques échafaudages : d'une part pour le « Zorba », mythique point de rencontre scopien d'avant la Bienfaisance 2.8, mais aussi pour la Java où il serait question de rajouter quelques motifs sur le magnifique vitrail qui surplombe l'entrée art déco du légendaire dancing, notamment la représentation de Sanctus Mougelinho et du ukulele des disques Bien.

Le moustachu monsieur loyal des disques Bien nous accueille dans la salle avec le sourire et nous annonce, un brin canaille, un très prometteur « retour à la réalité virtuelle » en référence à la douce folie dansante de la B2.8...

Une soixantaine de mélomanes se sont acquittés des sept euros de droit d'entrée pour vivre ce qui s'annonçait comme une expérience musicale pour le moins originale. Parmi ces soixante privilégiés se trouvait une imposante escouade d'artistes Bien, de très jolies filles, un brocanteur, un squale, des fans de Prince, la souriante BB des Buttes Chaumont, deux Sabine et … l'excellent Matthieu Boogaerts revenu goûter l'ivresse artistique des Bienfaisances..

Installé sous la galerie de droite, j'étais impatient de retrouver les éminents chercheurs du centre de recherche non subventionné des disques Bien , Mr Go et Mr Ma, leur authentique Revox/Studer et leur troublante création synthétique : Harmonie. Après leur triomphal passage de l'année dernière, les deux chercheurs installés à Guéret avaient la pression : celle de renouveler l'excellence de ce premier passage et celle d'être artistiquement et musicalement à la hauteur de la prestation d'Harmonie dont la voix enregistrée était diffusée par le Revox. Une petite caméra était chargée d'immortaliser l'expérience tandis qu'un jeune homme bizarre se plaça debout devant tout le monde, tendant vers la scène un micro ultramoderne, peut être était-ce le représentant du GRM venu la dernière fois ?
Equipés d'un casque et de leurs instruments, les deux chercheurs musicologues saluent poliment le public puis appuient sur la touche « Play » du Revox, le miracle s'accomplit : la chaude voix d'Harmonie résonne dans la salle et pour certains, au fond de leur coeur. Harmonie nous salue et nous remercie d'être venus à la B2.9.... wow ! Il ne s'agit donc pas d'un remake de l'année dernière mais d'une nouvelle version du show.... qui a réussi l'exploit de me plaire encore plus que le précédent ! De nouvelles compositions et effets, le charisme et la musicalité des deux chercheurs et le talent virtuel d'Harmonie ont aisément conquis l'ensemble du public. J'ose distinguer deux moments plus « forts » que les autres au milieu des agapes proposées :
1 – Le tout aussi fantastique qu'original solo de ukulele proposé par Mr Go. En pose « guitar hero », les doigts de la main gauche plaquant les accords sur le manche et la main droite tenant la tête d'un robot mixeur en action et dont les pales frappaient les cordes en cadence régulière dans un rythme parfois accéléré par le régime de vitesse de cet ustensile electroménager devenu acoustico-electromenager. Faute d'avoir pu récupérer les images de la camera vidéo présente à la Java, il vout suffit de vous rappeler l’intensité, la radicalité et la virtuosité de Prince sur le solo de guitare du clip de « Purple Rain.
2 – Le D'Harmonie code : plus efficaces que les cours de gym tonic de Véronique et Davina, plus musicaux et pertinents que les « signes démentiels » du film « Les Bronzés », la séquence de gestes énoncés par Harmonie et relayés par Monsieur Go a été reprise avec entrain par l'ensemble du public et saluée par un grand éclat de rire Flopien, ce dernier étant certainement tout aussi fasciné par la réactivité de la salle que l'ingéniosité, pourtant maintes fois démontrée, du CRNS.

Un très très grand moment.... légèrement gâché par la tristesse d'un de mes camarades qui n'arrive toujours pas à se résoudre qu'Harmonie est une création synthétique, et pas une belle chanteuse seule et séquestrée au centre de recherche de Guéret qui espère que son Prince (lui donc) vienne la délivrer.

Il semble très difficile de passer après un tel show, c'est pourtant sans crainte et totalement confiants en leurs talents, notamment dans l'art de l'improvisation, que Christine Jauniaux et ErikM se sont installés sur la scène de la Java.
Elle : placée sur notre gauche et debout face au micro, nous a proposé une fascinante et totale démonstration d'art lyrique.
Lui : placé sur notre droite devant un impressionnant dispositif électronique et de de platines, a proposé une hallucinante composition musicale où les disques vinyles volaient en dix secondes de leur pile de rangement à la platine en passant par la case « plaqué sous les aisselles » du maestro qui agissait simultanément sur une dizaine de touches. J'ai bien ri en repensant à cette prestation lorsque j'ai vu David Guetta et son sourire too much « mettre le feu » au plateau du « Grand Journal » sur C+ , l'un est bien plus aventureux que l'autre, assurément...
Ce spectacle fut fascinant visuellement mais un peu trop « pointu » pour moi, c'était plus hardcore que les programmes de nuit de France Culture, un répertoire idéal pour une sorte de France Super culture.

J'ai décroché avant la fin et attendu au bar les scopiteux présents pour finir cette soirée autour d'un verre et d'une discussion sur notre passion princière commune.

Sur le post précédent, Flop écrivait « Après ce qui va se passer ce soir le verbe "chanter" n'aura plus la même signification ». J'avais trouvé cela un peu prétentieux et pourtant, effectivement...

Ainsi donc s'est achevée la deuxième saison des Bienfaisances à la Java. Rétrospectivement, les prestations proposées tout au long de cette année ont largement assouvi ma curiosité musicale et les rencontres humaines qu'elles ont engendré ont embelli mes soirées du premier jeudi du mois. Merci à tous

Enfin, en vue de la troisième saison, toujours à la Java, j'ai pris trois solides résolutions :

1 – Faire en sorte de pouvoir assister à toutes les Bienfaisances de la saison prochaine, including les Bienséances.

2- Profiter de cette bienfaisante pause estivale pour me débarrasser de ce très gênant toc musical qui m'habite depuis la B2.9 . En effet, je suis désormais sujet à un stupide réflexe plus « harmonien » que « pavlovien ». En adéquation avec le « D'Harmonie code », je me mets instantanément en position « Astral » à chaque écoute de longue nappe de synthé. Ainsi, il y a peu, certains usagers de la ligne 2 du metro parisien furent interloqués par mon comportement. J'écoutais, jusque là paisiblement, « Xpectation » de Prince dans mon lecteur mp3, mais à la fin du titre « Xpand « de Prince, je me suis subitement levé de mon siège pour me mettre en position « astral »... Gênant....

3 – Vu le nombre de Bienfaisances où le public se retrouve assis à même le dancefloor pour savourer les bienfaisantes prestations, je vais investir dans l'achat de deux petits coussins : un pour elle et un pour moi.

Bienfaisance 2.8 à La Java le 07/05/2009 : Flop - Mathieu Boogaerts





La Bienfaisance 2.8 était bien plus attendue que je ne le pensais, j'y ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais.

A moins d'une heure de l'ouverture des portes, Flop escorté de deux gardes du corps musicaux Bien (un talentueux duo Chilo-lorrain), rejoint les quelques fans de Prince réunis au Zorba, un troquet situé 45,24 m au dessus de la « Java », terrain de jeu de la Bienfaisance. Il nous apprend que certaines personnes font déjà la queue devant la salle depuis 19h30 ! Fichtre ! Je ne pensais vraiment pas que la venue de Mathieu Boogaerts allait susciter une telle ruée.

Classieusement accompagnés par les convives participant à la NPG Réunion, nous sommes finalement 3 a pénétrer dans la mythique enceinte de la rue du faubourg du Temple.... ou j'ai eu le grand plaisir d'y retrouver le sourire et l'enthousiasme de Koko aka Kouka, l'ultime scopiteuse rencontrée lors de cette soirée. La salle est copieusement garnie, les premiers rangs serrés alors que le concert de Flóp vient tout juste de débuter.... et une partie du public est encore dans la file d'attente à l'entrée !
Pour les surfers mélomanes qui décident de venir s'encanailler à la Java lors d'une Bienfaisance, trois spots se proposent à eux : la partie centrale (debout ou assis), le couloir-galerie de gauche qui est malheureusement également le passage qui mène aux toilettes, le couloir-galerie de droite où la vague déferle parfaitement tout en conservant une bonne acoustique. C'est vers ce spot que se sont dirigés V2P et Unless It's got that pop, celui vers lequel je me dirigeai au moment de me rendre compte que cette position m'empêcherait de voir l'évolution de deux musiciens qui me fascinent : le Lorraine Genious et l'inattendue (pour ma part) Mjo. Je me suis replacé au centre, à côté d'Ignatus qui avait eu le même raisonnement...
Le public était venu nombreux, Flóp allait lui en mettre plein la vue et les oreilles. Pour cela, il s'est adjoint pour un soir un groupe de très haute tenue, flanqué à sa droite par l'excellent guitariste Christophe Rodomisto, à sa gauche par la féé Mjo son talent sa voix et ses paupières pailletées, et encadré à l'arrière par les deux défourraileurs de sons vus au Zorba peu avant : Maestro Cristian Sotomayor et Vincent Mougel (en configuration sautillante marsupilamienne lorsqu'il joue du melodica).
Balayant une partie de son imposant répertoire, Flop a offert au public une setlist impressionnante par la diversité des genres et jeux musicaux proposés : de « Un homme de goûts simples » à « Probablement le titre de cette chanson est », en passant par « A quoi tu joues ? » et, entre autres, le tout aussi fantastique qu'inattendu « Remue sur ça ».Une partie du public, plutôt concernée par le set de Boogaerts a daigné, au fur et à mesure, prêter l'oreille et les neurones. Nul doute qu'il réfléchira aux messages livrés à la fin du set, notamment celui conviant à acheter des disques Bien plutôt que des disques de merde, ou l'autre expliquant la nécessité d'abolir la France (et d'autres pays voisins par la même occasion).
Au milieu de ce voyage musical sur plusieurs continents, un passage m'a particulièrement saisi car il touche la passion qui nous réussit ici-même : nous avons tous en mémoire ces fameux moments de concerts princiers où, en début ou milieu de concert, Prince stoppe une « tuerie » funk pour lancer son « Thanck you goodnight ! ». Ce jeudi, nous avons eu droit à la version francisée de ce « Thanck you goodnight »... bien évidemment précédé... d'un pur brulot funk ! Mon highlight de la soirée. Flop et son groupe jouant du funk, c'est du « lourd » sauce « Parade ». Gyzmo, j'ai eu une grosse pensée pour toi à ce moment là....

Après une pause cigarette et discussion à la surface, nous replongeons dans la « Java » pour constater que non seulement le set de Matthieu Boogaerts avait débuté, mais que l'ensemble du public avait préféré une position assise pour assister à cet événement : une impressionnante petite marée humaine devant la scène de la Java, on se serait cru à un festival style solidays... J'aurais bien aimé qu'il en fusse ainsi pour le concert de Flop mais bon, ce n'est pas grave. En pleine tournée, Matthieu Boogaerts était venu accompagné d'un seul musicien pour s'amuser dans l'esprit « Bienfaisance », esprit qu'il a déjà goûté à plusieurs reprises en étant dans le public lors de soirées passées. Je connais très peu le répertoire du gars et ai bien apprécié de le découvrir ainsi. Le public a semble-t-il également été ravi de ce qu'il a entendu... avec ce léger bémol d'une scopiteuse qui remarqua à juste titre une légère faute de goût : ne pas avoir interprété le titre « Bien » !

Fin du set : tout le monde commence à discuter avec tout le monde lorsque François Tarot s'empare de la régie et entame une soirée « Dancefloor » aussi inattendue que réussie, et d'autant plus périlleuse qu'elle s'effectua avec un trio de CD. Un déluge de tubes new wave déferle tout d'abord sur la Java, dont le dancefloor a fait le bonheur de mon grand-père dans les années 30 (yes !), des titres que je n'avais pas entendu depuis très longtemps. La piste était remplie de danseurs souriants : les artistes du soir, les scopiteux (et surtout teuses), des artistes Bien, une bonne partie du public de Matthieu B (ce dernier n'étant pas le dernier à s'éclater sur la piste). Moi-même, je me suis éclaté dans ma grande spécialité du « n'importe quoi presqu'en rythme », ce que mon genou m'a fait amèrement regretter dès le lendemain matin. Alors que la programmation tourna plus disco funk, je fus saisi par un étrange phénomène : je ressentais un terrible coup de vent à côté de moi, dix secondes avant et dix secondes après le début de chaque morceau. C'est alors que l'on me fit remarquer que DJ Vincent Mougel venait de prendre la main sur la console tout en mettant le feu au Dancefloor d'où ses allées et venues au sprint dans la salle. L'énergie, semble-t-il inépuisable du Genious from lorraine fut néanmoins un peu touchée lorsqu'il cassa ses lunettes au son d'un "truc" brésilien purement mortel (au moins pour les lunettes), certainement amené par Flop, joué par un groupe dont j'ai du mal à croire qu'il s'agisse de « Nouveaux Bayonnais ». (Précision apportée par Flop ulté rieurement : le morceau des Novos Baianos tellement bon qu'il a pulverisé les lunettes de Vincent est "Tinindo Trincando" sur l'indispensable "Acabou Chorare").

A 2'h du mat, il fallait rendre les lieux, mais seulement après avoir écoute le délicieux « Soda pop confusion » de Variety lab co-écrit par Vincent Mougel, moins pour son plaisir (et contre sa modestie) que pour le mien, merci à DJ V2P qui a conclu la soirée....

TOUT le monde est aux anges, et en sueur, à la sortie de la Java... et s'est promis d'y revenir, dancefloor ou pas dancefloor !

Sincèrement merci à toutes et à tous pour l'excellence de cette soirée.

PS1 : j'espère que c'était la dernière fois que je viens sans un skeud de Prince, je m'en suis voulu.

PS2 : la prochaine Bienfaisance annonce le retour d'Harmonie encadrée par Monsieur Go et Monsieur Ma, ce sera un tout autre « trip musical », "expérimental", mais a priori cela sera toujours aussi Bien...

Bienfaisance 2.7 à La Java le 02/04/2009 : Jim Yamouridis - Warren Ellis - Erica Buettner





En marge de la marge du G20, les Disques Bien nous conviaient hier à assister à la Bienfaisance 2.7 : tous ceux (ou presque) qui sont venus se sont délectés des prestations musicales proposées.
Parmi ces privilégiés se trouvaient des artistes Bien et leurs amis, un jeune génie de la pop, des fans de Warren Ellis, de très jolies filles (dont les deux Sabine des Disques Bien) et une solide représentation "Schkopi", forum des fans de Prince (quelques milliers de posts au total) qui, d'après les premiers chiffres officieux des recettes de l'entrée, représentait à elle seule 8,56 % du public et 15,24 % de la recette du bar.

- 21h37 : Erica Buettner monte sur la mythique scène de La Java, munie d'une guitare, d'un banjo, d'un répertoire folk chatoyant, d'une voix stellaire et d'un charme certain.
- 21h39 : Now_bx ne répond plus... il est scotché par le set.
Un bouquet de chansons plus tard, nous redescendons sur terre ou plutôt remontons à la surface pour fumer une clope, évoquer Lotus Flow3r et le regretté groupe ska punk hendayais Skunk Taldea.

- 22h et des bananes : Warren Ellis et son violon montent seuls sur scène, entament une partie de la BO du film "The proposition" et... proposent un monumental moment de musique : un de mes préférés toutes Bienfaisances réunies.
L'incroyable musicien est ensuite rejoint sur scène par le sombre Jim Yamouridis, les virtuoses Sarah Murcia et Seb Martel et un saxophoniste pour ma part inconnu. Le long set proposé fut appliqué, précis, parfois brillant, avec des chansons du répertoire de Jim et, me semble-t-il une reprise du Velvet. J'ai lâché prise sur la fin pour reprendre avec Fred Poulet la discussion sur son film "Substitute", discussion entamée deux ou trois Bienfaisances plus tôt.

After show : la convivialité s'installe autour du bar et du stand officiel des Disques Bien où la vente de disques Bien bat son plein (ou presque) et la séance de dédicaces permet aux fans de Dirty Three de garder un inoubliable souvenir manuscrit de Warren E en plus de celui d'avoir été témoin d'une performance rare.

3 avril : quelques minutes après minuit, tout bascule.

Parmi les CD du stand se trouvent une fl3ur de lotus, fraîchement cueillie chez le fleuriste "Virgin" des champs Elysées.
Flop s'en saisit et négocie-impose auprès de la direction la possibilité d'écouter un seul titre de cet album : 77 beverly park. Une douce "folie" gagne alors la petite assistance schkopienne qui fredonne, danse et rit durant les deux minutes qui suivent.
Le légendaire ukulele des Disques Bien est alors aussitôt réquisitionné pour tenter de reproduire la mélodie tandis que fusent de concert des premiers jets de paroles en français. "77 beverly park" est bien, "105 Faubourg du temple", s'il sort un jour, sera un titre Bien.

Encore merci à tous pour cette soirée Bienfaisante !

PS : pour ceux qui aiment comparer V2P à Sébastien Chabal, il ressemblait hier soir à Vanessa Paradis face à la barbe du "caveman" Warren Ellis et la voix grave de Jim Yamouridis